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Florent MARCIACQ

L'avenir européen de la Serbie

Analyse du CFA n°3, décembre 2012

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BEITRAG LESEN (DE)

Par sa géographie, par sa culture, par son histoire, la Serbie se situe incontestablement en Europe. Mais elle ne semble se rapprocher de l’Union européenne (UE) qu’à reculons. Comment expliquer cette retenue ?

Cette étude se propose d’analyser cette question sous trois angles. Elle commence par dresser un bilan du rapprochement institutionnel entre la Serbie et l’UE et s’intéresse tout particulièrement aux obstacles politiques qui ont affecté cette dynamique au cours des 15 dernières années. Elle évoque notamment la question de la coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et celle du Kosovo. La réflexion aborde ensuite les pratiques politiques qui ont sous-tendu le rapprochement normatif entre la Serbie et l’UE. Elle s’intéresse notamment à l’usage par la diplomatie serbe des mécanismes d’alignement préconisés par l’UE en matière de politique étrangère et constate que ces dernières années furent marquées par une distanciation de fait, allant à l’encontre du processus de rapprochement institutionnel. Cette étude examine enfin le rapport affectif entre la Serbie et l’UE, soulignant le manque de ferveur des élites et des citoyens serbes à l’égard de l’intégration européenne. Elle analyse en conclusion les tenants et les aboutissants de l’accession au pouvoir des forces nationalistes en mai et juin 2012. L’Union a favorisé une dynamique institutionnelle de rapprochement, mais a négligé les dimensions normatives et affectives qui lui sont liées. Ce déséquilibre a favorisé un rapprochement de façade, dont la fragilité n’a été que dévoilée par les élections de mai et juin. Plutôt que de déplorer cette situation, il serait possible de tirer parti du changement de gouvernement, en responsabilisant les nationalistes au pouvoir dans le rôle qu’ils doivent à présent jouer sur le plan régional et européen.

Florent Marciacq est chercheur associé au programme de recherche sur la gouvernance européenne à l’université du Luxembourg.

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