"Confronté à une grave crise politique dans son pays, le président pakistanais, Pervez Musharraf, a obtenu, mardi 22 janvier, lors d'une visite à Paris, le soutien de la France dans sa lutte contre l'islamisme violent ainsi que dans les préparatifs des élections générales du 18 février...
L'étape parisienne de M. Musharraf s'inscrit dans une tournée européenne qui, après Bruxelles, le conduira en Suisse, au forum économique de Davos, et en Grande-Bretagne. Le chef de l'État pakistanais cherche à susciter une sympathie internationale et des promesses de coopération économique, destinées à renforcer son assise politique ébranlée par les turbulences intérieures.
M. Musharraf n'a pas eu de difficultés à convaincre M. Sarkozy qui a déjà, à plusieurs reprises, jugé "préoccupante" la dégradation de la situation au Pakistan. "C'est un pays de 150 millions d'habitants doté de l'arme nucléaire, avait déclaré le président français, le 7 novembre 2007, devant le Congrès américain. Il est très important que nous ne nous réveillions pas un jour avec, à la tête du Pakistan, un gouvernement d'extrémistes."
Lors d'une intervention à l'Institut français des relations internationale (IFRI), M. Musharraf a précisément tenté de dissiper ce type d'inquiétude. "Il n'est pas possible qu'Al-Qaida et les talibans prennent le contrôle du pays", a-t-il assuré, précisant que les armes nucléaires du Pakistan "ne peuvent pas tomber en de mauvaises mains""
À l’IFRI, le président Musharraf a également assuré qu’il ne craignait aucun "renversement", et que l'armée pakistanaise, "l'une des plus disciplinées au monde", était garante de la stabilité du pays.