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07/07/2006
 Petit-déjeuner débat organisé autour de Lale Agkün, députée du Bundestag et Alima Boumediene-Thiery, sénatrice, par le Cerfa et le secteur Moyen-Orient de l'Ifri, en coopération avec la Fondation Friedrich Ebert. Présidence : Khadija Mohsen-Finan, chargée de recherches au secteur Moyen-Orient de l'Ifri. |
Les immigrés de culture musulmane ont cessé d’être perçus comme des ouvriers venant travailler provisoirement dans les usines européennes. Aujourd’hui, ils sont souvent considérés comme une menace pour la sécurité des pays qui les ont accueillis, devenus pour beaucoup d’entre eux leur propre pays.
L’idée d’une incompatibilité entre islam et valeurs occidentales est de plus en plus répandue au sein des opinions française et allemande, contribuant à nourrir une peur réelle contre le terrorisme islamiste. Parallèlement, les classes politiques française et allemande sont jugées sévèrement sur leur politique d’intégration, leurs actions en la matière étant considérées comme insuffisantes.En réalité, les politiques d’intégration sont, partout en Europe, confrontées à un double défi. D’une part, mettre un terme aux discriminations économiques et sociales qui entravent l’intégration des jeunes générations. D’autre part, inciter les populations de culture musulmane à se fondre dans le pays où elles vivent et prendre part à la mise en place d’un nouveau contrat social unissant l’ensemble de la population, au-delà des origines et des appartenances religieuses.