Au niveau tant collectif qu’individuel, peu de peuples entretiennent autant de contacts bilatéraux que Français et Allemands. Le " franco-allemand " représente un dense réseau de partenariats, qui repose sur une multitude d’associations allant de la chorale au cercle d’affaires, en passant par les 2 000 jumelages entre villes ou villages. Alors qu’elle n’implique directement qu’une petite partie de la population des deux pays, la nébuleuse franco-allemande est à la fois multiple et morcelée.
Dans ces conditions, peut-on vraiment parler d'un " groupe d’intérêt franco-allemand " - et le cas échéant, quel est son objet ? La difficulté de ces associations à se rassembler va-t-elle de pair avec une incapacité à se faire entendre des pouvoirs publics et à peser sur le processus de décision ? En outre, la société civile n'est-elle pas de plus en plus écartée des grandes décisions, comme semble le montrer la récente réforme de l'Ofaj ? Comment peut-elle contribuer davantage à renforcer l'amitié franco-allemande et échapper au processus de " gouvernementalisation " que dénonce Alfred Grosser ?
Lire le compte-rendu de la manifestation