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| Berlin-Washington : les relations transatlantiques après les élections allemandes |
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 | 27/11/2002
 Petit-déjeuner débat autour de Karsten D. Voigt, coordinateur pour la coopération germano-américaine, spécialiste des questions de sécurité et de défense. | Une manifestation Cerfa A l’initiative du gouvernement allemand, l’Allemagne et les Etats-Unis ont créé en 1981 le poste de coordinateur pour la coopération germano-américaine. Son rôle est de développer de nouvelles initiatives, d’élargir le cadre de la coopération transatlantique et de veiller à la nécessaire harmonisation entre les programmes. Le coordinateur établit les contacts avec les décideurs des sociétés américaine et canadienne et soutient les rencontres transatlantiques entre les acteurs sociaux. Karsten D. Voigt exerce la fonction de coordinateur pour la coopération germano-américaine depuis février 1999. Il a été notamment porte-parole du groupe SPD au Bundestag pour les questions de politique étrangère et président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. |
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Depuis plus de cinquante ans, le partenariat transatlantique est au cœur de la politique étrangère de l’Allemagne ; il s’agit d’une relation privilégiée qui repose sur des valeurs, intérêts et visions du monde communs, et à laquelle les stéréotypes véhiculés durant la campagne électorale en Allemagne ne changeront rien. Malgré quelques divergences germano-américaines sur des questions isolées, l’Allemagne continuera dans l’ensemble à partager et à soutenir les positions américaines. Dans ce contexte, le désaccord sur l’Iraq, qui est essentiellement à attribuer aux gouvernements actuels, appelle quelques remarques : L’Allemagne, la France et les Etats-Unis ont des positions concordantes sur les sujets les plus fondamentaux, y compris sur l’Irak – notamment sur le nécessaire travail des inspecteurs en désarmement -, mais divergent sur les moyens à mobiliser pour atteindre leurs fins communes. Cette situation n’est d’ailleurs pas propre à la question iraquienne, mais concerne également des sujets comme le protocole de Kyoto ou la cour pénale internationale. La position allemande sur la question irakienne ne relève pas d’un sentiment anti-américain, mais d’une réserve traditionnelle vis-à-vis de la puissance militaire et de son utilisation, largement ancrée dans son passé. C’est aussi la raison pour laquelle les Allemands conçoivent beaucoup moins l’UE en termes de superpuissance militaire que les Français et les Britanniques, et qu’ils aspirent moins à augmenter leur budget de la défense. Malgré une vaste opposition, les gouvernements allemands respectifs ont augmenté progressivement la participation allemande aux opérations militaires internationales ; concernant les missions militaires à l’étranger, l’Allemagne se trouve aujourd'hui au deuxième rang derrière les Etats-Unis. Il est probable que l’opinion publique allemande continue à évoluer dans ce sens et rejoigne dans la prochaine décennie celle de la France ou du Royaume-Uni pour une politique de sécurité robuste.
Dans le nouveau contexte mondial, les Etats-Unis tentent depuis quelques années d’adapter leur politique de sécurité aux menaces émergentes. S’ils désirent mettre au point une capacité de prévention contre les attaques asymétriques, ils reconnaissent également que la puissance militaire seule n’est pas en mesure de régler des conflits. En outre, ils ne souhaitent pas agir seuls, mais associer un partenaire à leur approche globale des problèmes. L’UE doit saisir l’occasion et devenir rapidement un partenaire efficace, au lieu de se rêver en contrepoids aux Etats-Unis. Plutôt que de condamner en bloc la stratégie américaine, les Européens doivent mettre au point des solutions viables et les défendre sur le marché des idées, tout particulièrement à Washington. Ils doivent aussi améliorer leur capacité à mener une action commune et développer une diplomatie, une police, un renseignement et des capacités militaires adaptées – ici, les récentes propositions franco-allemandes vont dans le bon sens. Lire le texte intégral en format PDF |
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Dialogue économique franco-allemand : surmonter les motifs de discorde. Cette conférence organisée à l'initiative du DFI (Institut Franco-Allemand à Ludwigsburg), du CERFA et du programme des études économiques de l'Ifri, aura pour intervenants : Jean Pisani-Ferry, directeur de l'Institut Bruegel (Bruxelles), Andreas Schwab, membre du Parlement européen (Groupe PPE), Henrik Utterwedde, directeur du DFI et Jacques Mistral, directeur des études économiques de l'Ifri. Présidence : Hans Stark, chercheur et directeur des relations franco-allemandes, CERFA, Ifri. - 02/07/2008
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La présidence française de l'Union européenne Daniela Schwarzer, Politique étrangère, 2:2008 (été). "Si le traité de Lisbonne entre en vigueur, la France, la Suède et la République tchèque seront les derniers pays à diriger l'UE avant que n'entre en fonction le nouveau président permanent du Conseil européen." - 20/06/2008
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L'Allemagne face à l'Europe de Nicolas Sarlozy Claire Demesmay, Politique étrangère, 2:2008 (été). "L'impression qui domine outre-Rhin est que l'orientation de la politique européenne de la France dépendra en grande partie du succès des réformes socio-économiques menées en interne." - 20/06/2008
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