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 | 22/11/2001
 Conférence de : Ingo Kolboom, professeur de civilisations francophones à l'Université de Dresde et professeur adjoint à l'Université de Montréal, à l'occasion de la publication de son dernier livre Pièces d'identité. Signets d'une décennie allemande 1989-2000 (Presses de l'Université de Montréal, 2001) et de : Henri de Bresson, journaliste au Monde, ancien correspondant en Allemagne, à l'occasion de la publication de son dernier livre La nouvelle Allemagne (Stock, 2001). |
Une manifestation Cerfa Né après la Seconde Guerre mondiale dans une Allemagne occupée, Ingo Kolboom a vécu les premières années de sa vie dans l’ignorance de son propre pays, entité fragmentée au statut provisoire et diffus. Découvrant, dans les années 1960, l’histoire de la génération de ses parents, il a d’abord eu, comme nombre de ses contemporains, une réaction de révolte. L’étranger a alors été pour lui synonyme d’évasion et de libération personnelle. Néanmoins, sans cesse confronté à la nécessité de s’expliquer sur son pays, il a finalement accompli un retour sur lui-même qui lui a permis de l’aimer vraiment et de le respecter. Cette redécouverte l’a conduit à s’engager comme médiateur dans les domaines politique, culturel et scientifique. Il a vécu à Berlin la réunification, l’événement " le plus heureux et le plus bouleversant de sa vie ", qui a fait aboutir la construction de la nation allemande et inauguré une " décennie charnière ". Selon lui, la construction d’une grande unité s’appuie nécessairement sur un socle identitaire consolidé. Dans cette perspective, il reste beaucoup à faire pour achever la reconversion économique des nouveaux Länder et améliorer la qualité du dialogue interallemand. L’Allemagne évoquée par Henri de Bresson est " nouvelle " par sa souveraineté retrouvée, son recentrage sur elle-même et la " normalisation " de sa politique étrangère. Les mouvements de révolte intérieurs ont paradoxalement renforcé la démocratie. La décennie 1980 s’est ouverte sur d’autres questions : l’environnement et les mouvements politiques extraparlementaires, mais également l’intégration dans un monde globalisé. La génération de dirigeants actuellement au pouvoir n’a pas toujours en tête la réconciliation franco-allemande ; en quête d’un modèle, elle regarde plutôt vers les États-Unis. Si les sociétés française et allemande se sont considérablement rapprochées, et ce en dépit de plusieurs crises politiques, les échanges, entre intellectuels notamment, restent aujourd’hui trop rares. Dans une Europe élargie, la connaissance de l’autre est d’abord celle du voisin, même si elle n’est pas toujours facile. Le projet européen, dont la France et l’Allemagne vont bénéficier sur les plans économique et culturel, peut leur donner l’occasion de mieux se retrouver. |
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La nouvelle Allemagne Henri de Bresson (Stock, 2001). Quelle est cette nouvelle société allemande, qui a inventé la Love Parade mais qui voit aussi surgir, dans les villes de l'Est, des bandes de jeunes qui pourchassent les étrangers en se réclamant du troisième Reich ? Cette société aux régions puissantes, fières de leur autonomie, qui observent avec inquiétude Berlin retrouver avec son rang de capitale, une influence politique et intellectuelle menaçante pour l'ordre fédéral établi ? En Allemagne aussi, la fin de la guerre froide, la transformation de la vieille Europe, la mondialisation et les révolutions technologiques provoquent des changements qui touchent toutes les structures de la société. Le fameux capitalisme rhénan, qui s'appuyait sur un dialogue social bien huilé entre partenaires sociaux, doit s'adapter ; les partis politiques doivent trouver de nouveaux champs d'action pour retenir leurs militants. La société civile, qui avait su si bien s'organiser pour structurer la vie démocratique, incarne souvent un conservatisme désuet dont les valeurs sont ébranlées. Existe-t-il un modèle culturel allemand, peut-on être fier d'être allemand cinquante ans après Hitler ? Des interrogations qui peuvent surprendre au-delà des frontières, et qui vont de pair avec d'autres questions comme la définition de la nationalité, l'intégration des étrangers, l'évolution de l'Europe.
Pièces d'identité. Signets d'une décennie allemande 1989-2000 Ingo Kolboom (Presses de l'Université de Montréal, 2001). « C'est par hasard que je suis né allemand ; et comme tout autre sujet d'un pays quelconque, j'ai dû subir et me créer une identité nationale. Mais, étant né enfant de Goethe et d'Auschwitz, il me fallait assumer une mémoire séculaire bien contradictoire, afin de trouver une identité peut-être sereine, mais compliquée. »Témoin privilégié et représentatif de sa génération d'après-guerre, Ingo Kolboom prend la voix de sa mémoire personnelle pour nous expliquer comment il est parvenu à son « identité allemande » et que signifie pour lui être Allemand aujourd'hui. Historien, politologue et romaniste, spécialiste des relations franco-allemandes, professeur de civilisations francophone à l'Université de Dresde, professeur adjoint au département d'histoire de l'Université de Montréal, directeur d'un centre de recherches franco-canadiennes et président de l'Association internationale des études québécoises, Ingo Kolboom nous convie à une introspection de l'âme allemande puis dresse un parallèle sur la genèse et le développement historique de l'identité nationale en France, en Allemagne et au Québec. Qu'est-ce qu'un État-nation ? Qu'est-ce qu'un Allemand ? Qu'est-ce qu'un Français ? Qu'est-ce qu'un Québécois ? Que sera un Européen ? Autant de questions sur lesquelles il jette un éclairage inédit et auxquelles il nous invite à réfléchir. |
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Dialogue économique franco-allemand : surmonter les motifs de discorde. Cette conférence organisée à l'initiative du DFI (Institut Franco-Allemand à Ludwigsburg), du CERFA et du programme des études économiques de l'Ifri, aura pour intervenants : Jean Pisani-Ferry, directeur de l'Institut Bruegel (Bruxelles), Andreas Schwab, membre du Parlement européen (Groupe PPE), Henrik Utterwedde, directeur du DFI et Jacques Mistral, directeur des études économiques de l'Ifri. Présidence : Hans Stark, chercheur et directeur des relations franco-allemandes, CERFA, Ifri. - 02/07/2008
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La présidence française de l'Union européenne Daniela Schwarzer, Politique étrangère, 2:2008 (été). "Si le traité de Lisbonne entre en vigueur, la France, la Suède et la République tchèque seront les derniers pays à diriger l'UE avant que n'entre en fonction le nouveau président permanent du Conseil européen." - 20/06/2008
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L'Allemagne face à l'Europe de Nicolas Sarlozy Claire Demesmay, Politique étrangère, 2:2008 (été). "L'impression qui domine outre-Rhin est que l'orientation de la politique européenne de la France dépendra en grande partie du succès des réformes socio-économiques menées en interne." - 20/06/2008
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La Nouvelle Allemagne Henri de BRESSON (stock, 2001).

Pièces d'identité. Signets d'une décennie allemande 1989-2000 Ingo KOLBOOM (Presses de l'Université de Montréal, 2001).

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