Alors que le gouvernement allemand est confronté à une vague de protestations contre les réformes du marché du travail, Philipp Missfelder a exposé, lors du petit déjeuner débat, son point de vue sur l’aspect intergénérationnel de l’Etat social allemand. Sa thèse principale est que l’Allemagne investit aujourd’hui plus dans son passé que dans son avenir.
Alors que la pauvreté des personnes âgées a pratiquement disparu, celle des enfants et des jeunes n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Couplé au manque d’investissement dans l’éducation, on voit éclore une classe sociale déconnectée du reste de la société, ne participant plus aux élections et n’ayant plus d’autres avenirs que le chômage et le RMI tout au long de la vie.
La nécessité de réformer en profondeur l’Etat social, qui ne peut plus, en raison des évolutions démographiques, être financé par répartition est dès lors évidente mais n’est pas acceptée par la population. La classe politique en est en grande partie responsable, puisqu’elle n’a cessé, ces 30 dernières années, de taire les problèmes de l’Etat-providence.
Tout n’est pas noir pour autant. Philipp Missfelder est persuadé que les Allemands sont prêts à faire des sacrifices à condition que les hommes politiques expliquent en quoi ceux-ci sont nécessaires pour l’avenir du pays.
Compte-rendu (pdf-77 ko)
Texte détaillé de l'intervention de M. Missfelder (en langue allemande) (pdf-87 ko)