La présidence française de l’Union européenne va donner à la France l’occasion de revenir au centre du jeu, ce qu’elle avait déjà commencé à faire en lançant le « traité simplifié » qui a permis de sortir l’UE de l’impasse du « non » français et néerlandais au projet de Constitution.
Pour autant, la France n’a pas abandonné certains tropismes qui font la spécificité de sa relation à l’Europe, notamment : une réticence à l’élargissement à l’Est doublée d’une orientation vers la Méditerranée, et une volonté de promouvoir « l’Europe qui protège » ainsi que l’Europe de la défense.
Même si les objectifs de la présidence française s’inscrivent pour la plupart dans la continuité des politiques de l’Union européenne, la France garde une « vision décalée » de l’Europe qui réapparaîtra sans nul doute avec plus de vigueur à l’issue du semestre de la PFUE.