L’auteur s’intéresse d’abord au regain d’intérêt de la RFA pour le continent africain depuis l’an 2000. Au désintérêt politique de l’après guerre froide a succédé une politique pragmatique des dirigeants allemands, sous l’impulsion de l’ONU et du renouvellement des structures économiques africaines. Puis, J. Thorel étudie un " revirement de la perception du continent africain " outre-Rhin. La politique d’aide au développement est désormais pensée en terme de politique de sécurité et de stabilité. En agissant sur ce terrain, l’Allemagne assumerait ses " responsabilités mondiales ". Enfin, l’auteur met en évidence les spécificités et le souci de multilatéralisation de la politique africaine allemande dans le cadre d’un " partenariat durable " tel qu’il a été défini lors du dernier sommet Afrique-France. Cependant, si l’impulsion est réelle, il s’agit maintenant de remédier aux faiblesses structurelles de la politique d’aide au développement pour une application effective de ses principes.