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| Armée, pouvoir et processus de décision en Algérie |
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 | 15/06/2004
 Maxime Ait Kaki, Politique étrangère, 2/2004 (été 2004) |
 | Résumé
La frontière entre le politique et le militaire en Algérie est, encore aujourd'hui, plus que floue. La dualité du pouvoir remonte à la guerrre de libération et aux luttes de légitimité qui divisèrent le gouvernement issu de l'indépendance. Longtemps sous la domination du parti unique, le FLN, l'Armée de libération nationale a fini par prendre le dessus dès la présidence d'Ahmed Ben Bella puis, surtout, après le putsch de Houari Boumédiène : le militaire devient alors la source du pouvoir personnel algérien. Sous Chadli Bendjedid, l'armée semble relâcher un temps son emprise et le multipartisme fait son apparition dans le pays. Mais la montée des partis islamistes est l'occasion pour l'armée de s'installer à nouveau au coeur du politique, tout en cherchant une légitimité nouvelle dans la lutte antiterroriste. Si Abdelaziz Bouteflika est le premier président que l'armée laisse aller au terme de son mandat, la Grande Muette continue de se poser en instance protectrice de la Constitution, à l'image de l'armée turque.
Maxime Ait Kaki, docteur en science politique, est actuellement journaliste.
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