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20/11/2006
 Pierre de Senarclens, Politique étrangère, 4/2006 (hiver). "La théorie des relations internationales s'est affirmée comme un projet scientifique, affichant sa neutralité axiologique. C'était une illusion: les efforts de conceptualisation n'ont jamais pu esquiver les débats doctrinaux". |
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Résumé
L’effondrement de l’Union soviétique a considérablement modifié les pratiques des relations internationales et a suscité des débats théoriques qui se poursuivent encore. L’école réaliste, dominante pendant la guerre froide, a été remise en cause par les tenants du transnationalisme. Chaque courant de pensée permet, à sa manière, d’éclairer le monde dans lequel nous vivons, et les théories doivent être perçues davantage comme des outils interprétatifs que comme des dogmes infaillibles.
Pierre de Senarclens, professeur en relations internationales à l’Université de Lausanne, ancien directeur de la Division des droits de l’homme et de la paix à l’UNESCO (1980-1983), est aujourd’hui vice-président du Conseil de la Croix-Rouge suisse. Son dernier ouvrage publié, avec Y. Ariffin, est : La Politique internationale. Théories et enjeux contemporains (Paris, Armand Colin, 2006).