 |
20/06/2007
 Khadija Mohsen-Finan, Politique étrangère, 2/2007 (été). "Le recours au registre de la réconciliation renvoie au passage d’un régime autoritaire à un système politique qui s’ouvre." |
Commander l'article sur CAIRN
Résumé
La mise sur pied par le roi Mohammed VI d’une instance Équité et réconciliation vise à faire la lumière sur les violences des « années de plomb », et à accompagner l’ouverture politique du régime. Mais la focalisation exclusive sur les événements et sur les victimes, sans qu’il soit question de désigner les responsabilités – celle de l’État au plus haut niveau – et les coupables, limite la portée de ce processus voué à débarrasser la monarchie de son image autoritaire.
Khadija Mohsen-Finan, chercheur à l’Ifri et enseignante à l’Institut d’études politiques de Paris, est également en charge d’un séminaire à l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM-EHESS). Ses travaux portent essentiellement sur le Maghreb.