 |
20/06/2007
 Abderrahmane Moussaoui, Politique étrangère, 2/2007 (été). "L’État peut octroyer l’amnistie, mais il ne peut décider du pardon à la place des victimes, puisque ce dernier a pour vertu de transformer le tort subi en dette épongée." |
Commander l'article sur CAIRN
Résumé
Le processus de réconciliation algérien, passé d’une politique de clémence à une politique de concorde civile, puis d’amnistie, a soigneusement évité tout retour concret sur la guerre civile des années 1990 et ses acteurs, toute recherche des responsabilités. Critiqué à ce titre un peu partout dans le pays, il ne peut donc qu’échouer à reconstituer l’imaginaire collectif, fait d’images et d’événements partagés, qui seul pourrait faire revivre un lien social violemment rompu.
Abderrahmane Moussaoui, maître de conférences en anthropologie à l’Université d’Aix-en-Provence, est chercheur (CNRS/MMSH) à l’Institut d’ethnologie méditerranéenne et comparative (IDEMEC).