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20/03/2008
 Dorothée Schmid, Politique étrangère, 1:2008 (printemps). "Il est à parier que la nouveau nationalisme turc ne cherchera pas en Méditerranéeson terrain d’expression, à moins de raisonner à l’échelle d’une Méditerranéeélargie au Moyen-Orient, à la mer Noire, et à l’Asie centrale." |
Résumé
L’image de la Méditerranée n’est guère positive dans l’imaginaire turc. L’idée que le projet d’Union méditerranéenne pourrait se substituer aux négociations d’adhésion du pays à l’Union européenne a donc été d’emblée nettement rejetée par Ankara. La diplomatie turque semble désormais privilégier une position d’observation, qui suggère que le pays pourrait accepter de jouer le jeu du projet français, à condition que l’UM s’intègre dans l’UE, et que la porte de cette dernière demeure ouverte.
Dorothée Schmid est chercheur au Centre Moyen-Orient/Maghreb (MOM) de l’Ifri, responsable du programme «Turquie contemporaine».