 |
06/12/2004
 Sana Ben Achour, Policy Paper 13, Paris, Ifri, décembre 2004. |
Lire le texte intégral (pdf-206k)Résumé
Le droit, actuellement en vigueur dans les pays du Maghreb, a-t-il capacité à mettre l'homme et la femme sur un pied d'égalité?
Dans les trois pays, la revendication sociale pour l'égalité se heurte à des fins de non-recevoir pour non-conformité à l'islam, aux spécificités culturelles et à l'authenticité arabo-musulmane.
Par-delà la diversité des expériences nationales, les systèmes juridiques présentent en fait les mêmes paradoxes: dualité normative (règle profane et charia considérée comme immuable), distorsion entre le droit et les faits, décalage entre norme juridique et faits économiques et sociaux...
Pourtant, depuis le XIXe siècle, une réflexion intellectuelle, progressivement doublée d'une action sociale, tente de favoriser cette égalité. Elle fut tour à tour portée par les réformistes musulmans, les défenseurs de la rénovation intellectuelle contemporaine et enfin par les féministes.