Les attentats qui ont secoué Amman en octobre 2005 sont-ils les prémisses d’un basculement du royaume vers le chaos ?
Ou bien même, sont-ils les signes avant coureur d’une déstabilisation du pouvoir ?
Il est difficile de prévoir l’avenir mais il semble que, au contraire, la solidarité nationale se soit renforcée pour faire front face à la violence aveugle.
Il est vrai également que la Jordanie jouit d’un statut particulier par rapport à ses voisins immédiats :
- ancienneté de la pratique des élections ;
- intégration politique des islamistes qui " jouent " le jeu démocratique ;
- poids démographique et spécificité de statut de la population palestinienne ;
- signature d’un traité de paix avec Israël ;
- alliance politique et économique avec les Etats-Unis ;
- ou encore absence de richesses naturelles.
Le pays est aussi un " bon élève " du plan de réformes réclamées par l’administration américaine.
Pour une analyse approfondie des relations complexes entre les Etats arabes (Algérie, Arabie Saoudite, Egypte, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie, Yémen) et les mouvements de contestation islamistes se référer à : Bassma Kodmani-Darwish et May Chartouni-Dubarry (dir.), " Les Etats arabes face à la contestation islamiste ", Travaux et recherches de l'Ifri, 1997, 320 p., 27,44 €.