Publié le 30/11/2018

Laurent TOUCHARD

Les frontières africaines sont réputées pour leur porosité. Si elles sont de vitales interfaces économiques, elles cristallisent également des tensions politiques et sécuritaires, aussi bien dans le cadre de guerres interétatiques que des conflits intestins impliquant des groupes rebelles, sécessionnistes, ou autonomistes.

Mais les frontières du continent peuvent également être exploitées comme une ressource alimentant ces affrontements à travers les trafics, la contrebande et la corruption, ainsi qu’en offrant la protection d’un sanctuaire diplomatique. Face à ces défis, les forces africaines doivent s’engager dans des stratégies de sécurisation diverses. Deux principaux types de mécanismes se distinguent. D’une part les « murs » et autres dispositifs statiques mobilisant des moyens bien connus mais aussi des nouvelles innovations technologiques. D’autre part les forces de sécurité, qui font le choix de la mobilité, et doivent pour garantir leur efficacité, relever le défi de la coopération nationale et internationale.