13
nov
2020
Débats
Elie TENENBAUM, cité par Nicolas Barotte dans « Le Figaro ».

Au Sahel, les frappes de Barkhane avant l’heure des choix

Bah ag Moussa, un chef militaire important d’al-Qaida, a été éliminé le 10 novembre. Ainsi que plusieurs dizaines de djihadistes.

En attendant les prochaines décisions politiques, Barkhane frappe. Vendredi matin, l’état-major a annoncé un nouveau succès tactique pour les forces françaises déployées au Mali. Bah ag Moussa, un chef militaire du Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM), l’organisation djihadiste affiliée à al-Qaida, a été «neutralisé» dans la soirée du 10 novembre. Le terroriste figurait sur la liste du «comité des sanctions» de l’ONU, celle des personnalités particulièrement impliquées dans des activités terroristes. Pour l’état-major, un coup certain a été porté pour «affaiblir efficacement et durablement le RVIM».

Le touareg Bah ag Moussa est un ancien officier des forces maliennes. En 2012, il a définitivement opté pour la rébellion terroriste. Il est l’un des fondateurs du groupe Ansar Dine avec Iyad ag Ghali, le leader politique du RVIM, tout en haut de la liste des cibles de Barkhane.

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Dans ce contexte, les récentes opérations de Barkhane, auxquelles n’ont pas été associées les forces maliennes, seront lourdes de conséquences politiques. «Paris veut peser sur le processus en cours», souligne Elie Tenenbaum, spécialiste du Sahel à l’Ifri. « Quoi qu’il en soit, la durée de vie de Barkhane dans son format actuel est comptée», estime-t-il.

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Al Qaeda Terrorisme France Mali