Publié le 07/01/2016

Barbara KUNZ, interviewée par "Les Inrocks"

Des agressions sans précédent ont été commises contre une centaine de femmes à Cologne lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Alors que la police décrit les agresseurs comme “d’origine arabe et nord-africaine”, la récupération politique n’a pas tardé. Sa cible : la politique d’ouverture aux réfugiés prônée avec vigueur par Angela Merkel.

La question de l’accueil des migrants crispe les Allemands. Et Angela Merkel en fait une affaire personnelle. Derrière l’“l’hystérie autour de l’histoire de Cologne (…) le débat ne s’est jamais vraiment arrêté”, analyse Barbara Kunz, chercheuse au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa).

“Pour Angela Merkel, c’est devenu le sujet numéro un, précise la chercheuse. C’est la première fois qu’elle a recours à des arguments émotionnels. Le CSU (le troisième parti de la coalition gouvernementale – ndlr) veut qu’elle fixe un nombre limite de réfugiés par an. Mais elle s’y refuse. D’une part, parce qu’elle ne veut pas qu’on lui impose de direction. D’autre part, parce qu’elle sait qu’elle ne pourrait pas s’y tenir tant la situation européenne est complexe.”

 

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