Publié le 01/01/2018

Elie TENENBAUM

S’il est désormais acté que l’Amérique du Sud et les Caraïbes ont bien été un théâtre d’affrontement de la guerre froide par le biais de la guerre irrégulière, la plupart des études se sont généralement limitées à souligner les influences états-uniennes et soviétiques sur les acteurs locaux.

 Or, le sous-continent américain constitue un véritable espace de circulation des savoir-faire et des concepts stratégiques dans le domaine de la lutte antisubversive, impliquant dans le            « camp occidental », outre les États-Unis, d’autres puissances dont l’influence est moins connue, telles que la France ou le Royaume-Uni. Participant d’une grande stratégie globale de lutte antisubversive, les principales puissances occidentales se sont ainsi engagées dans une coopération méconnue en vue d’assister les États de la région dans leur lutte contre le communisme. De l’Argentine à la Jamaïque, l’exemple latinoaméricain démontre pourtant une certaine perversion de cette « sainte alliance » antisubversive par des rivalités et des jalousies d’ordre plus traditionnel et sur l’autel desquelles est souvent sacrifiée la coopération interalliée contre la menace communiste. 

 

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