Publié le 29/01/2019

Emmanuelle MAITRE

Le couple franco-allemand a connu des trajectoires différentes en ce qui concerne les questions nucléaires, avec des décisions historiques antagonistes qui pèsent encore dans les rapports actuels.

En France, la création d’une force de dissuasion nationale s’est accompagnée d’une recherche d’autono­mie, y compris à l’égard de l’OTAN, et d’une volonté d’affirmer l’importance de la dissua­sion dans la préservation des équilibres stratégiques. En Allemagne, après un renoncement tardif à toute ambition nucléaire, le sujet a été abordé dans le cadre de l’OTAN avant que les grands mouvements pacifistes de la fin de la Guerre froide ne provoquent une réticence certaine à recon­naître le rôle de la dissuasion. Les années récentes ont cependant vu un certain rappro­chement des positions des deux partenaires qui pourrait leur permettre de travailler de concert et ainsi d’être plus in­fluents dans la résolution des tensions actuelles tant en matière de stabilité straté­gique que de maîtrise des armements, de non-prolifération et de désarmement.

Cette publication est disponible uniquement en anglais : The Franco-German Tandem: Bridging the Gap on Nuclear Issues [1]