Publié le 10/08/2020

Alain ANTIL, invité dans "Le Téléphone sonne" sur France Inter

Au Lendemain d’une attaque terroriste au Niger, le gouvernement français a réaffirmé sa détermination à lutter contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel. Présente dans la région depuis 2013, la France peine pourtant à mener ses interventions. Les djihadistes, eux, continuent de gagner du terrain.

Ce dimanche 9 août, huit personnes ont été assassinées dans la région de Kouré au Niger lors d'un attentat non revendiqué mais dont tout semble indiquer qu'il s'agit d'un acte terroriste mené par des forces armées islamistes. 

Parmi les victimes, six français et un nigérien étaient membres de l'ONG Acted. Cette attaque marque encore une fois l'intensité de la menace terroriste dans cette région sous haute tension. La riposte Française ne s'est pas faite attendre.

Dans un communiqué du ministère de l'Europe et de l'intérieur, Jean Yves Le Drian a indiqué que "les responsables de cette attaque abjecte devront répondre de leurs actes" et qu'une étroite collaboration avec les autorités nigériennes s'organisait pour "poursuivre la lutte en commun contre les groupes terroristes du Sahel".

Que peut encore la France pour régler le conflit Sahélien ? 

En renforçant ses positions militaires, ne risque-t-elle pas d'intensifier l'incompréhension des populations présentes et d'empirer la situation ? 

Face à la réalité d'un conflit qui s'enlise et des groupes terroristes qui ne cessent d'étendre leur emprise sur le terrain, que penser du bilan français au Sahel ? 

 
Les invités
  • Alain Antil [1], directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français des relations internationales (Ifri)
  • Niagalé Bagayoko [2], politologue et présidente de l'African Security Sector Network.

 

> Ecouter l'émission sur France Inter [3]