Publié le 27/11/2020

Laurence NARDON, , citée dans le magazine Elle.

Le clan présidentiel va bien devoir faire ses cartons. Mais pour aller où ? De Donald Trump à la first lady, en passant par Ivanka et Donald Jr., le point sur un feuilleton sans fin.

Donald au tribunal

Difficile d'imaginer le président le plus mégalo des États-Unis raccrocher les gants sur une défaite. Trump, candidat en 2024 ? « Avec lui, tout est possible, il aura 78 ans, l'âge de Joe Biden, et l'idée d'être un loser lui est insupportable », analyse Laurence Nardon, responsable du pôle Amérique du Nord à l'Ifri (Institut français des relations internationales). Reste à savoir comment le Parti républicain se réorganisera à la sortie de cette mandature hors norme… « Plusieurs courants coexistent. Les modérés sont très affaiblis et les conservateurs chrétiens ont, eux, largement soutenu Trump. Une troisième candidature serait une dure nouvelle pour ceux qui nourrissent des ambitions comme Ted Cruz, Marco Rubio ou Nikki Haley. Trump, fort de ses 73 millions de votes, fait très peur et pas un seul membre du parti n'a encore osé bouger une oreille », poursuit Laurence Nardon. Un obstacle de taille pourrait toutefois compromettre son retour : jamais un président américain n'a été autant exposé judiciairement. Près d'une douzaine d'enquêtes sont en cours sur lui et son clan, la plus retentissante étant l'affaire Mueller sur une éventuelle connivence avec la Russie lors de la précédente élection. Trump est aussi dans le collimateur pour des malversations lors de sa campagne et des fraudes en tout genre (il n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016, puis en 2017). « Il a traité la présidence comme une mafia, sans séparer son rôle de chef d'Etat de celui de chef d'entreprise », confirme Laurence Nardon. Ses avocats s'activent donc pour lui éviter les tribunaux. Des médias américains évoquent même la possibilité qu'il s'auto-gracie par anticipation avant le 20 janvier (ce qui pourrait ne pas être constitutionnel) ou qu'il démissionne en faveur de son vice-président, Mike Pence, qui le ferait pour lui. Une pirouette qui a bénéficié à Richard Nixon, démissionnaire après l'affaire du Watergate et gracié par son vice-président Gerald Ford.

Bien au show

Une autre façon d'entretenir son influence serait de retourner à ses premières amours : la télé. Selon des rumeurs, des producteurs de télé-réalité auraient déjà tenté de l'appâter. Les Trump, les nouveaux Kardashian ? [1] Plus probable, selon la presse américaine, le président pourrait lancer sa propre chaîne de télé – « Steve Bannon (son ex-conseiller) avait évoqué cette possibilité il y a quatre ans », rappelle Laurence Nardon. Une façon aussi de faire rentrer du cash pour l'ex-président très endetté à titre personnel (à hauteur d'un milliard de dollars, selon « Forbes »). Ainsi, l'émission de télé-réalité « The Apprentice » lui avait rapporté 427 millions de dollars, selon le « New York Times ».

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> Un article à lire sur le site de Elle [2].