Publié le 06/09/2021

Sylvain GAILLAUD

À la suite de la dénonciation de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPoA) de 2015 par l’administration Trump en mai 2018, l’Iran a progressivement remis en place des capacités d’enrichissement de l’uranium et multiplie les provocations en mer d’Oman.

- Avec l’arrivée de l’administration Biden, les discussions ont repris à Vienne pour tenter de remettre l’accord en route, sous la conduite de diplomates chevronnés et familiers du dossier, toujours en place à Téhéran (Abbas Araghchi) ou revenus aux affaires à Washington (Robert Malley). Le 7e cycle d’échanges devrait débuter à l’automne.
 

- Le retour des Talibans à Kaboul va déstabiliser la région et imposer à l’Iran une révision de sa politique étrangère, ce qui pourrait l’amener à composer.
 

- Mais les États-Unis exigent l’inclusion dans les négociations des questions liées aux capacités balistiques de l’Iran et à son soutien au Hezbollah.
 

- De son côté, Téhéran souhaite obtenir des garanties de stabilité d’un nouvel accord. Par ailleurs, l’élection du président ultraconservateur Ebrahim Raïssi en juin assombrit aussi les perspectives.