Publié le 17/09/2021
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Cédric PHILIBERT

Les lois de la physique et les réalités géographiques l'emporteront sur les mythes de l'hydrogène : celui-ci sera utilisé dans les industries chimique et sidérurgique, permettra de produire des carburants neutres en carbone pour les transports maritimes et aériens et, à terme, il assurera la sécurité des réseaux électriques entièrement décarbonés.

•  L'hydrogène bleu ou turquoise produit à partir de gaz naturel par vaporeformage électrifié du méthane ou par craquage au plasma peut avoir un rôle transitoire à jouer, en économisant l'électricité renouvelable avant que des capacités de production suffisantes ne soient déployées à l'échelle mondiale pour remplacer l'électricité d'origine fossile et l'utilisation directe de combustibles fossiles dans les bâtiments, les industries et les transports.

•  Il serait préférable que l'hydrogène bleu et turquoise soit produit à proximité du point de consommation. Les matières premières et les carburants verts à base d'hydrogène seraient produits à moindre coût dans les pays disposant d'abondantes ressources renouvelables et exportés vers les régions à forte densité de demande énergétique.

•  Plutôt que de déployer à tout prix la production nationale d’hydrogène vert, les gouvernements européens devraient aider les pays les plus riches en ressources renouvelables à s'engager dans la fourniture de matières premières et de carburants verts à base d’hydrogène. La production d’hydrogène dans les pays européens pourrait croître beaucoup moins que prévu, voire diminuer, à mesure de la décarbonation au niveau mondial.

•  Le déploiement des énergies renouvelables et l'électrification de tous les secteurs restent les principales priorités.

Cette publication est disponible en anglais uniquement: After the hydrogen bubble bursts: The factors shaping and possibly unfolding international hydrogen value chains [1]