Publié le 09/09/2023

Marc JULIENNE, cité par Arnaud Vaulerin dans Libération

Le président chinois ne devrait pas assister à la réunion des vingt plus grandes économies du monde. Une décision surprenante, qui peut se comprendre à l’aune des orientations diplomatiques et des tensions internes du pays.

Rarement un absent n’aura été aussi présent. Avant même le lancement du sommet du G20, samedi 9 septembre en Inde, Xi Jinping a créé la surprise : sauf changement de dernière minute, il n’assistera pas à la réunion des chefs d’Etats et de gouvernement des 20 plus grandes puissances économiques de la planète. Une première en quinze ans de forum. La Chine sera représentée par le Premier ministre Li Qiang. Pékin n’a fourni aucune explication officielle à cette absence qui surprend autant qu’elle interroge.

«Le G20 a toujours été pour Xi le moyen de se présenter comme un acteur qui compte sur la scène internationale, aux côtés des Etats-Unis d’ailleurs, note Marc Julienne, chercheur sur la Chine au Centre Asie de l’Institut français des relations internationales. Il est donc étonnant qu’il se disqualifie lui-même en envoyant son chef de gouvernement".

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Il est probable qu Xi n'ai pas eu envie de faire cadeau à Modi qui entend faire de ce G20 une réussite. "Ne pas venir, c'est ouvrir un boulevard aux puissances occidentales qui seront surreprésentées, reprend Marc Julienne, c'est aussi casser le prestige de ce sommet et de la présidence de l'Inde. La réunion ne servira à rien, car il ne pourra pas y avoir d'accord."

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"Xi a lancé des initiatives sur le développement, la sécurité et la civilisation qui sont beaucoup moins globales que les Nouvelles routes de la soie, et qui sont vraiment ciblées vers les pays du Sud, ajoute Marc Julienne. Etre présent aux sommets de l'OCS, des BRICS, c'est une manière de jouer sa propre carte autonome".

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