Publié le 02/11/2015

Dmitry (Dima) ADAMSKY

Cette note retrace l’évolution de l’approche russe de la dissuasion et de la coercition depuis la fin de la guerre froide, et y évalue la place tenue par les armes nucléaires, depuis les débats sur la « dissuasion nucléaire régionale » jusqu’à l’actuelle « doctrine Gerasimov ».

Souvent qualifiée d’« hybride », la « guerre de nouvelle génération » mise en œuvre par la Russie est conçue pour être conduite en parallèle dans différentes dimensions (nucléaire, conventionnelle, informationnelle, etc.) en réponse à la menace que Moscou voit en l’Occident. Opérant sous l’égide de l’arsenal nucléaire russe, cette stratégie vise à manipuler les perceptions de l’adversaire et à influencer son comportement, tout en limitant l’emploi de la force à une échelle relativement faible au regard des pratiques militaires de l’ère industrielle. Cette approche, renouvelant l’art opératif russe, intègre ainsi en un tout cohérent des capacités nucléaires, non-nucléaires et informationnelles au service de stratégies de dissuasion et de coercition.

Ce contenu est disponible en anglais : Cross-Domain Coercion : The Current Russian Art of Strategy  [1]