Publié le 18/01/2016

Dominique MOISI, , chronique parue dans Les Échos

Il y a cinq ans, au début de ce que l'on appelait encore le Printemps arabe, l'heure de la Turquie semblait être venue. Humiliée « à l'Ouest » par une Union européenne, qui, après lui avoir fait de fausses promesses, lui avait signifié qu'elle ne voulait vraiment pas d'elle dans son club, la Turquie retrouvait au Moyen-Orient une fierté et une légitimité économique, sociale et politique qui faisaient oublier, pour partie au moins, son passé impérial. Les héritiers de l'empire ottoman apparaissaient comme un modèle incontournable.

 

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