Publié le 21/12/2021
Le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki, Bruxelles, Belgique, le 23 mai 2018

L’élection de la Commission à la tête de l’Union africaine (UA) les 6 et 7 février 2021 a représenté une étape importante dans la mise en place de sa réforme. La Commission est le véritable gouvernement de l’institution mettant en musique, sous l’impulsion des chefs d’État réunis une fois par an lors de la Conférence, les objectifs de l’organisation panafricaine.  Le président réélu de la Commission, le Tchadien Moussa Faki, a la lourde tâche de réaliser cette réforme impulsée par l’ancien président de l’UA, le président rwandais Paul Kagamé, entre 2016 et 2018. 

 

  •  L'Union africaine est dirigée depuis un an par une nouvelle commission dont les résultats seront scrutés à la loupe par les pays membres de l'organisation.
  • La pandémie de Covid-19 a largement contribué à ralentir les institutions à Addis Abeba, handicapant les présidences sud-africaine et congolaise. La présidence sénégalaise est très attendue pour sortir l'UA du thème dominant les débats depuis 24 mois du Covid-19.
  • La réforme de l'Union africaine initiée par le président rwandais Paul Kagamé commence à être mise en œuvre mais ses résultats devront être appréciés sur la longue durée.
  • Le conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA est dans les mains du nigérian Bankole Adeoye après 18 ans de mainmise de l'Algérie. Le CPS est confronté à une multitude de crises - guerre civile en Ethiopie, Cabo Delgado au Mozambique, provinces anglophones du Cameroun, coups d’État au Mali, Guinée et transition au Tchad - dont la gestion reste particulièrement politisée. 

 

 

Ce contenu est également disponible en anglais (PDF) : New African Union Commission (2021-2025). Challenges and Issues After the Reform Initiated by Paul Kagamé [1]