Enseignement supérieur en Russie : comment dépasser l'héritage soviétique ?
La réforme de l'enseignement supérieur en Russie, lancée il y a 15 ans, se donne pour objectif de répondre aux défis du nouveau modèle post-industriel de développement économique fondé sur les hautes technologies et l'innovation. Jusqu'à présent, la réforme a permis de surmonter de nombreux aspects négatifs hérités de la période soviétique (idéologisation, omniprésence de l'État, centralisation excessive du processus de prise de décision). Certaines caractéristiques du système soviétique se sont cependant révélées extrêmement résistantes et subsistent à ce jour : séparation entre recherche et enseignement, retard pris par les sciences humaines sur les sciences naturelles et techniques, fossé existant entre les segments "d'excellence" et "de masse". Dans les premières années suivant l'effondrement de l'URSS, les questions relatives à la réforme ont été reléguées au second plan par des problèmes plus urgents. Ce n'est qu'au début du second mandat de Vladimir Poutine qu'est apparue une "fenêtre d'opportunité". Ont alors été réunies les conditions favorables à la mise en œuvre de la réforme, du point de vue tant économique (avec la possibilité d'augmenter le budget alloué par l'État) que politique (avec la consolidation d'une équipe de réformateurs au pouvoir).
Cet article est issu d'une présentation au séminaire "Enseignement supérieur en Russie : potentiels et défis" qui s'est déroulé à l'Ifri le 28 janvier 2008.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Enseignement supérieur en Russie : comment dépasser l'héritage soviétique ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre
L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.
La « Deathonomics » russe : coûts sociaux, politiques et économiques de la guerre en Ukraine
La présente Note analyse l’apparition d’un phénomène nouveau pour la société russe, désigné sous le terme d’« économie de la mort » (Deathonomics). Il s’agit de la formation, au cours des années de guerre en Ukraine, d’une force mercenaire venue compléter les systèmes soviétique (la conscription) et russe (l’armée professionnelle) au sein des forces armées. Vers la fin de l’année 2023, ce phénomène a conduit à faire du service militaire l’un des domaines d’activité les mieux rémunérés, ce qui n’avait pas été observé en Russie à une telle échelle depuis la fin du XVIIe siècle.
La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.
Le Kazakhstan après le double choc de 2022. Conséquences politiques, économiques et militaires
L’année 2022 a été marquée par un double choc pour le Kazakhstan : en janvier, le pays a connu la plus grave crise politique depuis son indépendance, et en février, la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine, remettant en question les frontières entre les pays post-soviétiques. Ces événements successifs ont eu un impact profond sur la politique intérieure et extérieure du Kazakhstan.