Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des conflits et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
Guerre en Iran : l’onde de choc arrivera-t-elle jusqu’à nous ?
Les frappes israélo-américaines contre l’Iran provoquent un séisme géopolitique bien au-delà du Moyen-Orient. Entre recomposition des rapports de force mondiaux et risques de déstabilisation énergétique, l’Europe pourrait, elle aussi, en ressentir les secousses.
Guerre au Moyen-Orient : « Les conséquences à la pompe seront visibles assez rapidement »
Sébastien Jean, directeur associé de l'Initiative géoéconomie et géofinance de l’Ifri, analyse les conséquences économiques du conflit en cours au Moyen-Orient.
Hezbollah et Hamas affaiblis, Russie accaparée par la guerre en Ukraine… Le régime iranien peut-il vraiment compter sur ses alliés?
La guerre en Iran et l’envolée du pétrole peuvent-elles engendrer une hausse généralisée des prix ?
ENTRETIEN - Les tensions autour de l’Iran font planer un risque de choc énergétique aux répercussions mondiales, prévient Sébastien Jean, professeur au CNAM et directeur associé de l’Initiative géoéconomie et géofinance de l’Ifri.
Les ripostes iraniennes « sont laissées à la discrétion de commandants régionaux »
Les frappes américaines et israéliennes ont neutralisé « une grande partie » de l'appareil sécuritaire de haut niveau iranien, laissant l'Iran sans commandement national pour décider de la riposte, estime Héloïse Fayet, chercheuse à l'Institut français des relations internationales (Ifri), en charge du programme Dissuasion et prolifération.
Guerre en Iran : le coup de poker de Trump ?
L'offensive américaine en Iran relève du pari stratégique à haut risque. Donald Trump multiplie les frappes massives tout en laissant planer la menace d'une intervention terrestre, cherchant à forcer Téhéran à capituler rapidement. Mais ce coup de poker pourrait se heurter à la réalité d'un conflit prolongé.
Discours sur la dissuasion nucléaire d’Emmanuel Macron : « Une réponse forte au nouveau contexte international »
Selon Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri), la nouvelle doctrine nucléaire française présentée par Emmanuel Macron est une « inflexion majeure » dans un moment de ruptures géopolitiques.
L'ayatollah Ali Khamenei meurt dans des frappes israélo-américaines, l’embrasement au Moyen-Orient
Samedi matin, les Etats-Unis et Israël ont lancé une opération d’envergure « Fureur épique » sur l’Iran. Une attaque à laquelle la république Islamique a riposté. Des explosions ont retenti dans des pays de la région qui abritent un dispositif militaire américain...
Frappes en Iran : « La mort d'un dirigeant ne signifie pas la fin du régime »
Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, livre son analyse des premiers effets des frappes aériennes israélo-américaines en Iran, qui ont provoqué la mort du guide suprême, Ali Khamenei, et entraîné des représailles dans tout le voisinage.
Bateau de surveillance, renseignement... La Chine aide-t-elle l'Iran face à la menace d'intervention militaire américaine?
Dans un contexte de tensions grandissantes entre les États-Unis de Donald Trump et l'Iran et à deux jours d'une nouvelle session de négociations, la Chine affiche un soutien prudent à Téhéran, son partenaire.
La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre
L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.
Thomas Gomart - Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux
Thomas Gomart présente son ouvrage "Qui contrôle qui ? : les nouveaux rapports de force mondiaux" aux éditions Tallandier. Entretien avec Jean Petaux.
En Syrie, des promesses en chantier
Depuis la chute du régime Assad il y a un an, la levée des sanctions occidentales a ouvert le marché syrien et suscité de nombreuses promesses de reconstruction. Ces dernières peinent toutefois à se concrétiser, les bailleurs restant frileux face à l'instabilité sécuritaire et économique du pays.
Pourquoi Macron mise sur l'Inde ?
Poutine contre Zelensky, Netanyahou contre Khamenei, Xi contre Modi, Trump contre von der Leyen, le GIEC contre Fox News, la Silicon Valley contre le Vatican… Alors qu'à partir d'aujourd'hui Emmanuel Macron est en visite d’Etat en Inde. Un déplacement destiné à renforcer le partenariat stratégique bilatéral entre la France et l'Inde, avec à la clé la vente de 114 chasseurs Rafale et un ancrage dans l’intelligence artificielle.
Qui contrôle qui ?
Depuis un an qu’il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs.
Iran, Syrie, Irak : les convulsions du Moyen-Orient
Tandis que le régime iranien s’enfonce dans une répression meurtrière, au bilan vertigineux d'au moins 30 000 victimes, les Kurdes de Syrie peinent à trouver un accord avec Damas et son nouveau président, Ahmed al-Charaa. Le Moyen-Orient vit-il un moment de bascule ?
Clément Therme : « Des frappes américaines en Iran pourraient aussi bien accélérer la chute du régime que prolonger sa survie »
« Plusieurs options sont envisagées », analyse le chercheur de l’Ifri qui évoque notamment un « blocus maritime » visant à empêcher les exportations de pétrole iranien, en particulier vers la Chine, ou des « frappes militaires ciblées ».
Replay - Moyen-Orient : perspectives 2026
En 2025, le Moyen-Orient reste marqué par une instabilité durable. Le déchaînement de violence déclenché par l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a profondément modifié les équilibres régionaux. Les tensions entre Israël, le Hamas, le Hezbollah et l'Iran persistent, faisant toujours planer le risque d'une escalade militaire. L'échec des cadres politiques existants est mis à nu par les conflits : quelle gouvernance pour les Palestiniens ? Comment remettre en marche le moteur libanais ? Que reste-t-il du système iranien ?
Thomas Gomart : « Donald Trump s’est laissé tordre le bras par Benjamin Netanyahu »
Selon Thomas Gomart, l'Europe n'a ni anticipé la trajectoire qu'allait prendre la Russie après l'annexion de la Crimée, ni le fait qu'elle allait devoir s'occuper de la question russe par elle-même, au regard de la reconfiguration transatlantique.
Le Canada et la reconnaissance de l'État palestinien
Le 21 septembre 2025, le Canada est devenu le 148ème pays à reconnaître l'État palestinien. Cette mesure a été coordonnée avec le Royaume-Uni et l'Australie en face d'une forte opposition américaine et israélienne.
Marchés du GNL : choc de demande dans les pays émergents
Au cours de la dernière décennie, un nombre croissant de marchés émergents a rejoint le club des importateurs de gaz naturel liquéfié (GNL).
L’Amérique ne se résume pas à Trump. L’Europe doit défendre l’Accord sur l’Iran sans couper les ponts avec les États-Unis
La décision du président des États-Unis, Donald Trump, de se retirer du Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), signé avec l’Iran en juillet 2015, provoque une détérioration brutale de la sécurité régionale et internationale. Elle accentue le risque d’une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient et au-delà.
"Playing with Molecules": The Italian Approach to Libya
Cette étude met en lumière la manière dont la politique étrangère italienne a choisi en Libye de traiter avec les divers éléments, ou « molécules », d’un pays entré en décomposition.
Macron, an I. Quelle politique étrangère ?
Comment définir la politique étrangère d’Emmanuel Macron depuis son entrée en fonction ? Après la « diplomatie à l’estomac » de Nicolas Sarkozy et la « diplomatie normale » de François Hollande, le huitième président de la Ve République semble avoir opté pour un classicisme agile. Sur le fond, son approche ne prétend à aucune rupture mais revendique la continuité historique de son action.
Les États au Moyen-Orient : crise et retour
Les révolutions arabes ont frappé des États dysfonctionnels qui se maintenaient basés sur l’usage récurrent de la violence. Mais elles ont aussi produit des réformes dans ceux qui ont tenu, et la redécouverte des vertus des États efficaces dans les pays ayant entrepris une transition démocratique, sans parler des revendications d’États des minorités. Les Occidentaux sont mal préparés à cette revitalisation d’une demande d’État qui passera par l’émergence des sociétés civiles et comporte encore bien des inconnues.
L'Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires
L’élection présidentielle égyptienne du printemps 2018 aboutira selon toute vraisemblance au maintien au pouvoir d’Abdel Fattah Al-Sissi, l’opposition étant contrôlée de près. Pourtant, le bilan du chef de l’État est loin d’être bon. La situation sécuritaire de l’Égypte s’est dégradée, la pauvreté progresse et les libertés individuelles reculent. Les espoirs suscités par la révolution du 25 janvier 2011 ont cédé la place à de l’amertume, de la frustration et de la colère.
Les partenariats entre l’Union européenne et les pays africains sur les migrations. Un enjeu commun, des intérêts contradictoires
Depuis 2015 et la crise de l’accueil des réfugiés, le dialogue entre l’Union européenne (UE) et les pays africains sur les questions migratoires a atteint une nouvelle intensité.
La Chine en Méditerranée : une présence émergente
La présence chinoise en Méditerranée fait l’objet d’interrogations croissantes au sein des diplomaties des pays du Maghreb comme d’Europe du Sud. En effet, ces cinq dernières années, la Chine décline avec un activisme croissant ses priorités nationales à l’échelle méditerranéenne.
Préserver la Coopération Transatlantique et l'accord sur le nucléaire iranien. Une perspective européenne et américaine
Les différends transatlantiques concernant le futur de l'accord sur le nucléaire iranien (ou le plan d'action global commun, Joint Comprehensive Plan of Action - JCPOA - en anglais) nuisent à un accord nucléaire que tous les partis, Etats-Unis mis à part, considèrent comme remplissant son objectif.
La vengeance, ressort mobilisateur de l’État islamique
Au cœur des motivations des terroristes de l’État islamique figure la vengeance, contre un Occident vu comme l’héritier du colonialisme, et plus généralement comme agresseur des musulmans. La dimension émotionnelle est donc forte, qui induit la définition d’une identité collective et la déshumanisation de l’adversaire. Si le revanchisme est au cœur du récit djihadiste, il faut démonter sur le long terme ce discours, qui ne disparaîtra pas avec l’emprise territoriale de Daech.
L’Irak a-t-il jamais pu exister ?
Né de la décomposition de l’empire ottoman gérée par les impérialismes occidentaux, l’Irak, espace composite, a vu se succéder les régimes sans créer les bases psychologiques et politiques d’un État-nation. Les événements des deux dernières décennies n’ont fait, avec une lourde responsabilité occidentale, que creuser le fossé entre les communautés et les affiliations. L’Irak a-t-il jamais vraiment existé pour ses populations, et les conflits régionaux le laisseront-ils survivre ?
Iran : architecture du pouvoir et conservatisme
Les institutions politiques iraniennes sont difficiles à déchiffrer. Elles sont les héritières de traditions particulières et de la Révolution de 1979. Les sources du pouvoir sont multiples : électorales, religieuses, économiques, groupes de pression, réseaux d’influence, etc. Au-delà de la dualité visible président/Guide suprême, le compromis établi entre traditions, loi religieuse et acquis libéraux est complexe et réduit la probabilité d’une évolution rapide du régime.
Les groupes chiites en Irak : enjeux nationaux et dimensions transnationales
Les milices chiites irakiennes se sont mobilisées rapidement après la déroute de l’armée irakienne face à Daech en 2014. Elles minimisent le rôle joué par les États-Unis dans les reculs actuels de l’organisation djihadiste. Elles entendent peser sur l’avenir de l’Irak, et investissent notamment le champ de l’éducation. Ces milices sont loin d’être unifiées. Si certaines ont des affiliations très claires avec l’Iran, d’autres entretiennent des relations plus distantes avec Téhéran.
Kurdistan : l’indépendance en balance
Depuis un siècle, les mouvements kurdes sont à la recherche des éléments constitutifs d’un État. Les Kurdes irakiens sont sans doute les plus avancés sur cette voie. Mais leur discours indépendantiste a connu plusieurs phases et des mutations considérables. Les conditions objectives, locales et internationales, sont aujourd’hui défavorables à l’indépendance du Kurdistan. La pan-kurdisme n’existe plus et l’indépendantisme kurde irakien aura du mal à se concrétiser en État.
Irak, le laboratoire permanent
Si l’on s’en tient à l’adage anesthésiant qui voudrait que les peuples heureux n’aient pas d’histoire, les Irakiens partent d’emblée avec un lourd handicap. Ils forment en effet un peuple saturé d’histoire(s), depuis que la Mésopotamie a tenu lieu de décor aux premières sociétés humaines sophistiquées. La temporalité politique s’y affole, en outre, depuis 15 ans ; les velléités américaines de changer le destin du Moyen-Orient tout entier à partir de l’Irak ayant transformé le pays en laboratoire d’observation in vivo des transitions politiques et des recompositions sociales et communautaires (ethniques, religieuses) du monde arabe. Laboratoire déserté par ses laborantins, et où le protocole expérimental ne tient plus.
L'Irak après Daech
L’Irak se relèvera-t-il, et comment, de décennies de dictature, d’une invasion américaine, d’une guerre civile, de la parcellisation aujourd’hui imposée entre milices, communautés, djihadistes, et influences extérieures ? Le dossier central de ce numéro s’interroge sur l’avenir de l’État irakien, capital pour une région entière où semblent avoir éclaté, ou se déliter, toutes les structures politiques en place. L’Irak « souverain, autonome et démocratique » qu’appelait de ses vœux le président Obama pourra-t-il un jour exister ?
Trump, un an après. Un monde à l'état de nature ?
Dans la semaine qui avait suivi l’élection de Donald Trump, l’Ifri avait publié une étude destinée à identifier les probables changements de la politique étrangère des États-Unis. D’emblée, cette élection avait été présentée comme une bifurcation dans leur trajectoire avec des conséquences sur les rapports de puissance et sur le fonctionnement du système international.
Diplomatie nomade autour du Yémen
Avec la Syrie et la Libye, le Yémen est le troisième des pays arabes en situation de guerre civile/internationale, avec une même conséquence pour l’activité diplomatique : du fait de la fermeture des ambassades sur place et de la situation sécuritaire, les États ont dû développer une politique « nomade » de contacts en pays tiers avec leurs interlocuteurs en fonction de leurs lieux d’exil, dont l’article suivant constitue, s’agissant du Yémen, un essai de « cartographie ».
Les fragilités du Kurdistan irakien
Le Kurdistan irakien arbore les institutions d’un État. Mais ses divisions politiques et ses faiblesses économiques minent ses prétentions à plus d’autonomie. Ses relations avec les acteurs de la région et au-delà ne semblent guère pouvoir concrétiser un appui à une marche vers l’indépendance qui demeure incertaine.
Arctique : une exploration stratégique
Deux espaces stratégiques sont à l’honneur dans le numéro de la rentrée de Politique étrangère. L’un, l’espace Arctique, aligne les enjeux : militaires, énergétiques, climatiques, économiques et commerciaux. Avec des revendications qui se croisent, s’opposent, mais essaient de dialoguer dans un multilatéralisme tempéré. L’Arctique serait-il la survivance d’un multilatéralisme mal en point, ou l’annonce d’une société internationale mieux gérée en commun ?
Main basse sur le pétrole du Venezuela
Alors que Donald Trump s'apprête à faire main basse sur le pétrole du Venezuela, gros plan sur le rôle de cette énergie fossile dans la politique étrangère américaine.
Istanbul assiégée par le gouvernement turc
Bastion de l'AKP pendant plus de 20 ans, l'élection d'Ekrem İmamoğlu à la mairie d'Istanbul en 2019 a marqué une nouvelle donne politique. Très populaire, Recep Tayyip Erdoğan l'a fait arrêté pour corruption alors qu'il officialisait sa candidature pour la prochaine élection présidentielle.
France-Israël, une relation en tensions
L’état aujourd’hui exécrable des relations diplomatiques entre la France et Israël s’inscrit dans une histoire longue, où la bienveillance et la sympathie n’ont pas empêché la survenue de crises à répétition entre les deux pays.
Un an après la chute de Bachar al-Assad : "Les Syriens respirent mais la vie quotidienne reste très difficile"
Les Syriens marquent ce lundi le premier anniversaire du renversement du régime de Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024. Après près de 14 ans de guerre, la transition reste fragile dans un pays sinistré et en proie aux violences entre communautés. A la tête d’une mosaïque ethnique et religieuse, Ahmed al-Chareh, le président par intérim, s’est engagé à instaurer un régime inclusif avec pour priorité le rétablissement économique du pays.
Un an après Bachar-el-Assad, une Syrie encore fragile
Sens Public revient sur la situation en Syrie. Il y a un an, le 8 décembre 2024, tombait le régime du dictateur syrien Bachar El Assad. Douze mois plus tard, l’heure est au bilan pour les Syriens...
Armes nucléaires : le retour ?
Faut-il avoir peur des armes nucléaires dont les autocrates brandissent la menace, de Vladimir Poutine à Donald Trump ? Héloïse Fayet, responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri, s'entretient avec Émilie Aubry pour répondre à cette question.
En jouant les intermédiaires dans la grâce de Boualem Sansal, l’Allemagne « redore son blason » et s’offre « une stature culturelle de rayonnement »
L’intervention de l’Allemagne dans la libération de Boualem Sansal devrait changer la dynamique entre la France et l’Algérie, embourbées dans une crise déclenchée fin juillet 2024.
Un « médiateur neutre » : quel rôle a joué l'Allemagne dans la libération de l'écrivain Boualem Sansal ?
L'Algérie a annoncé, ce mercredi 12 novembre, gracier l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal qu'elle avait fait prisonnier l'an passé. Une négociation permise par l'intermédiaire de l'Allemagne, pour contourner les tensions entre Paris et Alger.
Terrorisme : dix ans après le 13 Novembre, « les pays occidentaux restent des cibles »
Le chercheur Marc Hecker, directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales, rappelle le risque d’attaques jihadistes et souligne leur objectif de déstabilisation des sociétés, commun aux tentatives d’attentats d’extrême droite.
"La Russie adopte des caractéristiques de l'économie iranienne": entre produits obsolètes, émergence du troc et inflation à 8%, l'économie russe (qui avait résisté) craque
Alors que l'économie russe s'était maintenue jusqu'en 2024, les perspectives à moyen et long terme semblent moins favorables. C'est ce qui ressort d'une étude, qui dresse un état des lieux des rapports de force entre la Russie et l'Europe.
« La libération de Cécile Kohler et Jacques Paris ne signifie pas la fin de la diplomatie des otages »
Détenus depuis plus de trois ans en Iran, dont une grande partie dans la prison d’Evin à Téhéran, les Français Cécile Kohler et Jacques Paris ont été libérés sous condition mardi 4 novembre. Ils se trouvent actuellement à l’ambassade de France dans la capitale iranienne, où ils attendent l’autorisation de quitter le territoire de la République islamique.
Quand la tech monte au front
Julien Nocetti, chercheur associé à l'Ifri et spécialiste de la géopolitique de l'IA, déchiffre un phénomène essentiel : la militarisation de l'intelligence artificielle et l'émergence des géants technologiques comme acteurs géopolitiques de premier plan. De Gaza à l'Ukraine, l'IA redessine en effet les contours de la guerre contemporaine.
Plan Trump pour Gaza : « Au mieux de la pensée magique, au pire une planification cynique »
Trump a crié victoire mercredi 8 octobre, après qu’Israël et le Hamas aient accepté, sous l’égide de plusieurs pays dont le Qatar, l’Égypte et la Turquie, la première étape de son plan pour la paix. Un plan en vingt points dont la première phase prévoit la libération des 47 otages israéliens détenus à Gaza depuis le 7 octobre 2023, dont certains sont morts, et celle de 2 000 prisonniers palestiniens.
Suprématie aérienne, recours à l’IA... Les leçons de la supériorité militaire d’Israël contre le Hamas
Deux ans après le lancement de l’opération « Glaives de fer », l’armée israélienne a remporté une victoire tactique sans appel. À Gaza, l’armée israélienne a depuis longtemps gagné la guerre militairement. Au moment où se négocie entre Israël et le Hamas, deux ans après la brutale attaque terroriste qui a coûté la vie à 1 200 Israéliens et conduit à l’enlèvement de 251 personnes (48 se trouvent encore à Gaza, dont une vingtaine au moins serait en vie), un possible cessez-le-feu, il ne reste plus grand-chose du petit territoire palestinien. Les villes sont en ruine. Les hôpitaux et les écoles ont été ciblés.
Le Moyen-Orient en recomposition
Rétablissement des sanctions de l'ONU sur l'Iran ; pacte de défense entre l'Arabie Saoudite et le Pakistan ; solidarité accrue entre les monarchies du Golfe et la Turquie... Alors que le Hamas vient d'accepter le plan de paix pour Gaza, assiste-t-on à une recomposition des forces au Moyen-Orient ?
L’Iran face aux sanctions internationales : « Une autarcie totale apparaît insoutenable »
« La Chine, principal débouché du pétrole brut iranien via les raffineries indépendantes du Shandong, est le premier pays exposé par le retour des sanctions internationales », selon l’iranologue Clément Therme. Les faits - Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et à l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah), Clément Therme vient de publier Téhéran-Washington (1979-2025) chez Hémisphères et Idées reçues sur l’Iran. Un pouvoir à bout de souffle ? aux éditions Le Cavalier Bleu. Pour L’Opinion, il revient sur l’impact du retour des sanctions internationales contre la République islamique.
Comprendre les biais de perception de l’Iran par les États-Unis depuis 1979
Voilà plus de 45 ans que les États-Unis et l’Iran sont engagés dans un conflit acharné. En 1979, le régime du Shah, allié de Washington depuis la Seconde Guerre mondiale, est renversé par la Révolution islamique qui aboutit à l’instauration d’un régime théocratique dirigé par un Guide suprême – l’ayatollah Rouhollah Khomeyni jusqu’à son décès en 1989, l’ayatollah Ali Khamenei depuis lors.
"Iran. L'idée même d'un futur meilleur semble s'être évanouie"
L'Iran n'affronte plus la seule crise nucléaire : il en subit plusieurs à la fois. Politique, économique, sécuritaire, sociale: cette multiplication des tensions forme une véritable polycrise, dont sa société peine à voir l'issue.
Reconnaissance de l'État palestinien : vrai changement ou pur symbole ?
Emmanuel Macron franchit le Rubicon. Après plusieurs mois d'hésitations et de tractations, le président de la République va officiellement reconnaître, ce lundi 22 septembre, l'État palestinien lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Une décision avant tout symbolique, mais pouvant enclencher une dynamique diplomatique sur le long terme.
Reconnaissance de la Palestine : le très politique revirement d’Emmanuel Macron
Face à l’opinion publique et au génocide en cours à Gaza, le président se résout à prendre cette décision symbolique. À rebours de ses propres positions et de celles de ses ministres successifs.
Israël engage une opération militaire d’une ampleur jamais vue contre l'Iran
Rising Lion, une opération digne de la bataille d’Angleterre, d’une ampleur jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour frapper l’Iran dans la nuit de jeudi à vendredi 13 juin, Israël a engagé plus de deux cents avions. Une opération dont le secret avait été bien gardé.
Frappes Israël-Iran : « Un conflit dont l'Iran ne peut pas sortir victorieux »
Cela fait longtemps que les ambitions nucléaires iraniennes obsèdent l’État hébreu mais l'annonce par Téhéran de l'ouverture d'un nouveau centre d'enrichissement de l'uranium a précipité l'opération militaire israélienne.
Iran / Israël : le Moyen-Orient au bord d’une guerre totale ?
Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau, avec l’ouverture d’un nouveau front entre Israël et l'Iran. Alors que l'État hébreux a frappé les installations nucléaires iraniennes et que Téhéran riposte à coup de drones. Essayons de comprendre comment on en est arrivé là.
Frappes israéliennes en Iran: « Une attaque contre-productive par rapport au nucléaire iranien »
Regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient après les frappes d’Israël contre l'Iran, visant son programme nucléaire et ses installations militaires. Au moins 20 hauts gradés iraniens ont été tués. Malgré l’enthousiasme de Donald Trump, Washington assure ne pas être impliqué dans ces frappes et avoir juste été prévenu. Des frappes qui interviennent au lendemain de l'annonce, par l'Iran, de l'accélération de sa production d'uranium enrichi. Analyse et décryptage avec l’invitée de la mi-journée de RFI, Héloïse Fayet, chercheuse au Centre d'études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri), responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération.
Israël frappe l’Iran… et ses sites nucléaires
"Il est crucial d’œuvrer à la désescalade". Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, n'a pas caché son inquiétude au lendemain des bombardements d'Israël sur des installations nucléaires iraniennes. L'État hébreu, qui soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, a de surcroît tué des figures fortes du régime de Téhéran. Parmi eux : le chef d’état-major iranien, Mohammed Bagheri, puissant chef du corps des Gardiens de la Révolution.
Israël est-il en train de devenir un état paria ?
Vendredi Emmanuel Macron a exhorté la communauté internationale à durcir sa position à l'égard d'Israël si la situation humanitaire ne s'améliore pas à Gaza. L'état hébreu apparait de plus en plus isolé sur la scène internationale. De quoi transformer l’État hébreu en État paria ?
Après la guerre Israël/Hezbollah : où va le Liban ?
Dans ce nouvel épisode du "Monde selon l'Ifri", nous recevons Joseph Maïla, Professeur de géopolitique à l’Essec, ancien directeur du pôle Religions et de la Prospective au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, membre du Conseil stratégique de l'Ifri et auteur d’un article à paraître dans Politique étrangère : "Liban 2025 : à la croisée des guerres". Il revient sur un pays déjà en crise avant même le 7 octobre 2023 : paralysie politique, effondrement socio-économique, explosion du port de Beyrouth en 2020, et poids écrasant des réfugiés syriens et palestiniens.
Moyen-Orient : ce qui change | Une leçon de géopolitique
Depuis l'attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 sur le territoire isréalien, le Moyen-Orient n’en finit plus de connaître des crises à répétition.
Quelle stratégie de l’Ukraine pour obtenir la paix ?
Une rencontre entre Zelensky et la partie russe est annoncée demain à Istanbul. Le président russe sera-t-il présent ? Une paix durable est-elle à ce jour crédible et à quelles conditions ? Une trêve solide est-elle envisageable ?
Occupation de Gaza : la guerre par d'autres moyens ?
Alors qu’Israël annonce une occupation durable de Gaza, l’intervention militaire prend une dimension nouvelle. Derrière les enjeux sécuritaires, un projet territorial et démographique se précise, tandis que la situation humanitaire continue de se dégrader dans un climat de fortes tensions.
Trump au Moyen-Orient : dollars et stratégie
A l'aune de la visite annoncée de Donald Trump en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, sa première tournée officielle dans la péninsule arabique, quelle priorité du président étasunien ? S’agit-il d’une tournée diplomatique ou financière ?
Turquie, dérive vers un régime autocratique
Ce jeudi 17 avril, Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri, était l'invitée de Caroline Loyer dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin. Elle est revenue sur la situation économique et politique en Turquie en marge du gigantesque mouvement de contestation qui fait suite à l’arrestation du maire d’Istanbul.
Nucléaire iranien : Donald Trump peut-il négocier un nouvel accord ?
On connaît l'amour du président des États-Unis pour « The Art of the Deal », l'art de la négociation.
Vers un accord Trump-Iran sur le nucléaire ?
Donald Trump a entamé avec les mollahs des négociations au sujet du nucléaire iranien. Un revirement inattendu, alors que les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques officielles depuis 1980.
La Turquie essaie de se vendre comme un contributeur essentiel à la future défense européenne
Puissance militaire, Etat pivot entre le Moyen-Orient et l'Europe, la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan est devenue incontournable sur la scène internationale. Alors que le gouvernement turc semble déterminé à réprimer le mouvement de contestation qui a suivi l'arrestation du principal opposant à Erdoğan, les chancelleries occidentales se font peu entendre.
Daech recrute encore, mais comment ?
Dans cet épisode de "Le Talk", Marc Hecker, directeur adjoint de l'Ifri, analyse les stratégies de recrutement de Daech auprès des jeunes Occidentaux.
« La menace djihadiste existe toujours en Syrie »
L'invité "Au cœur de l'info" est Marc Hecker, directeur adjoint de l’Ifri, l’Institut français des relations internationales. Également rédacteur en chef de Politique étrangère et chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, il vient nous parler de son roman « Daech au pays des merveilles », qui sortira le 5 avril. Un livre où se mêlent fiction et non fiction autour de cette période des attentats qui ont eu lieu en France. L’histoire se déroule entre 2013 et 2017.
La Turquie au secours de la défense européenne ?
Alors que l'Europe cherche de nouvelles alliances face au possible retrait des États-Unis du Vieux Continent, Ankara, avec ses atouts militaires et industriels, cherche à se positionner comme un partenaire clé dans la défense du continent.
Turquie : Erdogan peut-il tomber ?
Depuis l'arrestation du maire d'Istanbul, figure majeure de l'opposition au président Recep Tayyip Erdogan, les autorités turques sont confrontées à un mouvement de protestation inédit depuis plus d'une décennie.
Turquie : Recep Tayyip Erdogan en marche vers la dictature ?
Un mouvement de contestation inédit. En Turquie, les protestations contre Recep Tayyip Erdogan continuent pour la 7e journée consécutive. La jeunesse étudiante notamment est dans la rue depuis l’incarcération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamolu. Malgré son arrestation, il a été désigné lundi 24 mars candidat de son parti, le CHP, à la présidentielle en 2028 à la suite de la primaire organisée dimanche.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.