Israël-Palestine : une seule solution, les deux États
Formulée dès 1937, la solution du partage en deux États s'est perdue au fil des guerres israélo-arabes, de la colonisation des territoires occupés, de l'échec des accords d'Oslo et des stratégies de gouvernements israéliens d'abord soucieux de rapprochement avec certains régimes arabes. Or, cette solution est la seule aujourd'hui imaginable. Les nombreux obstacles qui s'y opposent peuvent être franchis si les États-Unis et leurs alliés décident de l'imposer aux Israéliens et aux Palestiniens.
Historien, écrivain, ancien ambassadeur d'Israël en France, Élie Barnavi a dirigé le Centre d'études internationales de l'université de Tel-Aviv et a été directeur d'études à l'Institut de défense nationale d'Israël. Il a créé le musée de l'Europe à Bruxelles et est membre du Conseil international du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem) de Marseille.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 89, n° 2, été 2024.
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Israël-Palestine : une seule solution, les deux États
État islamique : l’autre menace
L’État islamique est aujourd’hui en recul en Irak et en Syrie. Il a cependant suscité l’adhésion de multiples branches et soutiens dans de nombreux pays. Inégaux dans leurs moyens, ces groupes représentent un nouveau défi dans un contexte international incertain, défi qui pourrait s’aggraver avec le recul de l’EI au Proche-Orient et le retour dans leurs pays des djihadistes. Les régions d’Asie du Sud et du Sud-Est pourraient être particulièrement concernées.
La Turquie, entre coup d’État et référendum
Le putsch de juillet 2016 a été un vrai traumatisme, mais aussi l’occasion pour le régime d’aggraver la répression interne, et de tenter de faire passer son projet de réforme constitutionnelle. Celui-ci instaure un président disposant de tous les pouvoirs, sans réel contrôle. La radicalisation de l’AKP a des conséquences politiques internes, mais aussi économiques et diplomatiques, en particulier quant à la posture du pays vis-à-vis de l’Union européenne.
Stabilité et croissance en zone euro : les leçons de l’expérience
La crise des dettes souveraines a agi comme un révélateur des déséquilibres et dysfonctionnements de la zone euro. Si la situation des pays de la périphérie a pu être stabilisée, les craintes se portent désormais sur les pays du centre qui – par la taille de leur économie – font peser un risque systémique sur toute l’Europe. Pour retrouver le chemin de la croissance, le nouveau gouvernement français doit réduire sérieusement les dépenses publiques et favoriser la compétitivité des entreprises.
Les politiques européennes et le futur de l’euro
Les causes de la crise économique et financière qui a touché la zone euro en 2008-2009 ont été mal analysées. En conséquence, les remèdes adoptés se sont révélés contre-productifs. Les déficits publics se sont creusés et les divergences entre pays du sud et du nord de l’Europe se sont accentuées. Pour relancer la croissance de manière durable dans l’Union européenne, une plus grande solidarité entre États membres s’impose et une stratégie d’investissements publics doit être élaborée.