Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

L'après-Oslo : paix avortée ou guerre annoncée ?

Articles
|
Date de publication
|
Références

Politique étrangère, n° 3, automne 2002

Corps analyses

Les aléas du processus de paix israélo-palestinien ont maintenant fait place à une guerre non conventionnelle bien réelle: ce revirement s'explique par une radicalisation politique d'Israël (nationalisme d'Ariel Sharon et lutte contre le terrorisme encore légitimée par le 11 septembre) et par la perte de crédit international de Yasser Arafat(attentats-suicides et délitement de l'Autorité palestinienne. Ce dernier doit encore, pour répondre aux nouvelles exigences des Etats-Unis, se couper d'une opinion publique convaincue que la guerre d'usure est le seul recours contre l'occupation, et engager une démocratisation du régime palestinien, condition posée comme préalable sine qua non à la reprise des négociations de paix. Au-delà de cet enlisement meurtrier du conflit, l'impasse actuelle menace en fait la stabilité à venir de toute la région et ne laisse pour l'instant entrevoir aucune amélioration.

May Chartouni-Dubarry est chercheur à l'Ifri (Méditerranée, Moyen-Orient).

 

Decoration

Contenu disponible en :

Régions et thématiques

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

L'après-Oslo : paix avortée ou guerre annoncée ?

Decoration
Auteur(s)
Image principale
Mosquée Süleymaniye, Istanbul, Turquie
Programme Turquie/Moyen-Orient
Accroche centre

Le programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri fournit une expertise sur l’évolution des systèmes politiques, des sociétés et des économies de la région. Il se focalise d’une part sur les évolutions en Turquie et au Levant (influences turque et iranienne, risque de morcellement des États de la région, recompositions diplomatiques), et également au Maghreb (insertion du Maghreb dans les circuits mondiaux, relations politiques et économiques avec l’Europe et avec l’Afrique sub-saharienne…).

Image principale

L’Iran face à la recomposition de son environnement régional. Entre survie du régime et isolement stratégique

Date de publication
15 juin 2026
Accroche

La guerre de quarante jours déclenchée le 28 février 2026 par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a ouvert une nouvelle phase dans l’histoire des relations entre la République islamique et ses voisins. Si le régime a démontré une capacité de résilience face à une campagne militaire d’une ampleur inédite depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988), sa survie ne doit pas être confondue avec une victoire stratégique. Comme le révèle la séquence actuelle, la République islamique conserve une capacité de nuisance importante mais voit simultanément se réduire ses réseaux d’influence au Moyen-Orient, ses coopérations économiques dans la zone et les acquis diplomatiques de l’accord de mars 2023, conclu avec l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine.

Image principale

La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre

Date de publication
01 juin 2026
Accroche

Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.

Peter LINTL
Image principale

L'escalade dans la continuité : la politique étrangère de l’Espagne envers Israël et la Palestine après le 7 octobre

Date de publication
05 mai 2026
Accroche

Au cours des deux dernières années, l’Espagne s’est imposée comme l’un des pays les plus vocaux dans son soutien à la cause palestinienne. Si Madrid s’est initialement alignée sur la position européenne dominante, reconnaissant le droit d’Israël à se défendre après les attaques du 7 octobre, elle s’en est rapidement distinguée de la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) en remettant en question, puis en condamnant, la conduite de la guerre par Israël à Gaza.

Moussa BOUREKBA
Image principale

La reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité

Date de publication
21 avril 2026
Accroche

Les attentats terroristes perpétrés par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 ont coûté la vie à plus d’un millier d’Israéliens, modifiant irrévocablement la perception internationale du conflit israélo-palestinien. Le gouvernement australien a fait part de son profond choc et de son dégoût face aux attaques du Hamas, tout en réaffirmant son soutien diplomatique et politique indéfectible à Israël. Mais à mesure que la riposte israélienne s’est davantage orientée vers la vengeance et qu’elle a servi de prétexte pour réaliser le rêve idéologique de longue date d’un Grand Israël, le soutien de l’Australie s’est fait plus discret et conditionnel.2 Cela a abouti à l’adhésion de l’Australie à la Grande-Bretagne, à la France et au Canada pour reconnaître officiellement un État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025.

Martin KEAR

Comment citer cette étude ?

May CHARTOUNI-DUBARRY, « L'après-Oslo : paix avortée ou guerre annoncée ? », Articles, Ifri, 15 septembre 2002.
Copier

L'après-Oslo : paix avortée ou guerre annoncée ?