Turquie 2050 : trajectoire économique ; immigration ; Turquie-Iran
Repères sur la Turquie n° 31 - Le programme « Turquie 2050 » développe une analyse prospective sur les thèmes de la diplomatie, de la politique intérieure et de l’économie turques afin d’y anticiper les dynamiques des trente prochaines années.
ÉCONOMIE
La trajectoire économique turque : quand la politique intérieure s’en mêle
La Turquie en 2025 fournit un exemple instructif de la manière dont un programme de stabilisation macroéconomique peut être mis en échec. En septembre 2023, le ministre des Finances nouvellement nommé, Mehmet Şimşek, avait initié, avec la bénédiction du président réélu Recep Tayyip Erdoğan, un indispensable changement de cap ; il s’est concentré sur la réduction des dépenses publiques tout en se coordonnant avec la Banque centrale turque pour reconstituer les réserves de change épuisées et mettre fin à la politique non orthodoxe de faibles taux d’intérêt.
POLITIQUE INTÉRIEURE
L'immigration en Turquie : stratégie et crise (géo)politique
Traditionnellement pays d'émigration, la Turquie est aujourd’hui devenue le premier pays d'accueil de réfugiés au monde avec une population estimée à près de 4 millions, dont 3,5 millions de Syriens qui ne bénéficient que d'un statut de protection temporaire. Le sujet de l'immigration y est devenu un enjeu démographique mais surtout politique, au cœur des tensions domestiques, de l'affrontement partisan et des dynamiques diplomatiques d'Ankara.
DIPLOMATIE
Turquie-Iran : un équilibre fragile
La Turquie et l'Iran partagent depuis 1639 une frontière quasi inchangée, issue du traité de Qasr-e Shirin entre l'Empire ottoman et la Perse safavide. Malgré cette stabilité frontalière, les deux puissances entretiennent une rivalité de fond fondée sur des différences confessionnelles – sunnisme ottoman contre chiisme iranien – et des ambitions d'influence au Moyen-Orient. Après la Révolution islamique de 1979, cette tension s’est renouvelée sous une autre forme : la Turquie, alliée de l’Occident et membre de l’OTAN, s'est souvent opposée à l'Iran sur les dossiers régionaux.
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La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre
Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.
L'escalade dans la continuité : la politique étrangère de l’Espagne envers Israël et la Palestine après le 7 octobre
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La reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité
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