Premiers enseignements nucléaires de la guerre en Ukraine
L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février dernier revêt un caractère nucléaire indéniable. L’objet de ce texte est d’analyser les premières leçons de ce conflit, dans le domaine des rapports de force entre puissances nucléaires.
- L’invasion de l’Ukraine par la Russie s’est accompagnée de multiples signaux nucléaires envoyés par Moscou. Face à cette rhétorique offensive, les puissances nucléaires occidentales, dont la France, ont refusé une escalade dans ce domaine en produisant un signalement mesuré.
- La doctrine nucléaire russe a évolué depuis la fin de la guerre froide et des conditions plus restrictives de l’emploi de l’arme ont été adoptées. Cependant, une certaine ambiguïté est maintenue et l’hypothèse de l’emploi d’une arme nucléaire non stratégique sur le champ de bataille ne doit pas être exclue.
- Les conséquences de cette guerre sur les équilibres nucléaires mondiaux seront durables, notamment sur les traités de limitation des armements entre Russie et États-Unis.
- La dissuasion élargie américaine en Europe de l’Est risque aussi d’être questionnée par des pays convaincus que seule la possession d’une arme nucléaire peut dissuader une autre puissance dotée, un narratif qui pourrait fragiliser le régime de non-prolifération.
Ce contenu est également disponible en anglais : "First Nuclear Lessons from the War in Ukraine".
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Premiers enseignements nucléaires de la guerre en Ukraine
L’avenir de la fonction Airborne Early Warning (AEW). Le remplacement des AWACS de l’OTAN
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Du consensus à la mise en œuvre. L’Europe spatiale de défense après le Sommet de Paris
Les 9 et 10 septembre 2026, Paris a accueilli le Sommet international sur l’espace, organisé par la France et l’Allemagne autour de trois axes : économie spatiale ; sciences et exploration ; sécurité de l’espace.
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
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