The Gulf Monarchies' Armed Forces at the Crossroads
Les armées des monarchies arabes du Golfe sont en pleine mutation. Les armées des monarchies du Golfe n’ont historiquement joué qu’un rôle accessoire dans leur stratégie de sécurité nationale. Leur capacité de combat demeurant, en définitive, très limitée, la sécurité de ces États provenait davantage des politiques internationales fortement entretenues par d’importantes acquisitions d’armement.
Cependant, cette dynamique est aujourd’hui en voie d’évolution, tout du moins pour certains de ces États. Le déploiement inédit des forces saoudiennes et émiraties, tel qu’au Yémen, atteste d’une réelle volonté d’utiliser leur propre capacité militaire. Confronté à une crise diplomatique sans précédent, le Qatar s’appuie pour sa part sur sa politique d’acquisition d’armement pour développer ses capacités militaires et renforcer les solidarités internationales en sa faveur. Quant au Koweït et à Oman, ils continuent d’augmenter leurs achats sur étagère, tout comme Bahreïn qui cherche aussi à intensifier ses relations avec Riyad, en s’alignant systématiquement sur ses politiques régionales.
Ce contenu est disponible en anglais: The Gulf Monarchies'Armed Forces at the Crossroads
Demain l’Iran, l'avenir d'une nation
Spécialiste de l’Iran, Clément Therme nous plonge au coeur de cette mécanique de pouvoir. Dans cette enquête exceptionnelle, il révèle les ressorts d’un régime qui fabrique le chaos autant qu’il le subit et fait de la tension extérieure la condition de sa survie intérieure. Jusqu’à quand ? Et surtout, qu’adviendra-t-il après ?
L’Iran face à la recomposition de son environnement régional. Entre survie du régime et isolement stratégique
La guerre de quarante jours déclenchée le 28 février 2026 par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a ouvert une nouvelle phase dans l’histoire des relations entre la République islamique et ses voisins. Si le régime a démontré une capacité de résilience face à une campagne militaire d’une ampleur inédite depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988), sa survie ne doit pas être confondue avec une victoire stratégique. Comme le révèle la séquence actuelle, la République islamique conserve une capacité de nuisance importante mais voit simultanément se réduire ses réseaux d’influence au Moyen-Orient, ses coopérations économiques dans la zone et les acquis diplomatiques de l’accord de mars 2023, conclu avec l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine.
La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre
Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.
L'escalade dans la continuité : la politique étrangère de l’Espagne envers Israël et la Palestine après le 7 octobre
Au cours des deux dernières années, l’Espagne s’est imposée comme l’un des pays les plus vocaux dans son soutien à la cause palestinienne. Si Madrid s’est initialement alignée sur la position européenne dominante, reconnaissant le droit d’Israël à se défendre après les attaques du 7 octobre, elle s’en est rapidement distinguée de la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) en remettant en question, puis en condamnant, la conduite de la guerre par Israël à Gaza.