Nouvelle escalade au Moyen-Orient : « Il n’y a pas, à ce stade, de solution diplomatique à court terme » en Iran
Le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi matin que le cessez-le-feu conclu en avril avec l’Iran était « terminé », tout en ne fermant pas la porte à une poursuite des discussions entre Washington et Téhéran. Cette déclaration intervient après que les États-Unis ont lancé cette nuit des « frappes puissantes » contre plus de 80 cibles sur la République islamique, « en riposte aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux qui transitaient par le détroit d’Ormuz ». Dans la foulée, Téhéran a annoncé avoir frappé des bases américaines dans la région.
Si l’administration Trump échoue à rouvrir diplomatiquement le détroit d’Ormuz, les États-Unis pourraient à nouveau « passer par la force militaire », estime Clément Therme, chercheur associé à l’Ifri, au lendemain d’une nuit d’escalade entre Washington et Téhéran.
Le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi matin que le cessez-le-feu conclu en avril avec l’Iran était « terminé », tout en ne fermant pas la porte à une poursuite des discussions entre Washington et Téhéran . Cette déclaration intervient après que les États-Unis ont lancé cette nuit des « frappes puissantes » contre plus de 80 cibles sur la République islamique , « en riposte aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux qui transitaient par le détroit d’Ormuz ». Dans la foulée, Téhéran a annoncé avoir frappé des bases américaines dans la région.
Cette escalade, estime le chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) au sein du programme Turquie/Moyen-Orient Clément Therme, est la conséquence d’une ambiguïté d’interprétation d’un article de l’accord-cadre, signé entre les deux pays le 17 juin, sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
LE FIGARO. - Après une nuit d’escalade entre les États-Unis et l’Iran, Donald Trump a déclaré ce matin depuis la Turquie que le cessez-le-feu avec Téhéran, instauré en avril, est «terminé» . «C’est simplement une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs» , a-t-il ajouté, sans toutefois mettre un terme aux discussions entre les deux pays. Comment faut-il interpréter cette déclaration ?
Clément THERME. - C’est une clarification. Il y avait une guerre d’interprétation entre Téhéran et Washington depuis la signature de l’accord-cadre le 17 juin, dont la période de 60 jours que les parties se laissaient afin de résoudre les questions graves devait prendre fin mi août. Notamment au sujet de l’article 5, qui exige que l’Iran «prenne toutes les mesures possibles» pour rétablir «en toute sécurité et sans frais» la circulation des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Cette ambiguïté dans les termes a inévitablement abouti à des divergences d’interprétation.
L’objectif, peut être le seul, de l’administration Trump avec cet accord de principe était de rouvrir ce passage maritime et notamment la route qui passe au large d’Oman, que l’armée américaine contrôle à l’aide de sa cinquième flotte qui garantit la liberté de circulation. Avec cela, les États-Unis poursuivaient leur visée de faire baisser le prix du baril de pétrole et d’amoindrir les conséquences du conflit sur l’économie régionale et mondiale. Sauf que cette stratégie est devenue incompatible avec la stratégie iranienne de contrôle du détroit d’Ormuz.
En réponse, les gardiens de la révolution iraniens ont annoncé ce mercredi avoir frappé 85 installations sur des bases militaires des États-Unis au Koweït et à Bahreïn. Faut-il craindre une escalade de plus grande ampleur ?
Il faut d’abord préciser que l’Iran n’a ciblé, pour l’instant, que ces deux pays car, d’une part, ils abritent des bases militaires américaines et, d’autre part, ils n’ont que le golfe persique et le détroit d’Ormuz comme façade maritime pour exporter leurs hydrocarbures.
Pour l’instant, nous sommes dans une situation de trêve armée, une pause tactique qui permet à l’Iran et aux États-Unis de préparer leurs forces pour une potentielle future confrontation militaire. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas à ce stade de solution diplomatique à court terme en raison des interprétations divergentes de l’article 5 du projet d’accord.
Quelles options sont donc sur la table ?
[...]
>> Un article à lire en intégralité sur le site du Figaro.
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