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Depuis la fin de la Guerre froide, le nombre d'armes nucléaires américaines stationnées en Europe a été divisé par plus de soixante-dix, mais leur présence en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie demeure un pilier discret de la dissuasion otanienne. Ce dispositif de « partage nucléaire », central depuis les origines de l'Alliance, est régulièrement contesté par les opinions publiques, les partis politiques et la société civile européenne, sans pour autant être remis en cause par les gouvernements hôtes. Ce paradoxe est au cœur de ce séminaire : pourquoi une politique aussi impopulaire perdure-t-elle ?
À partir d'une étude comparative inédite portant sur les cinq pays hôtes, la discussion montrera comment les élites technocratiques arbitrent entre la réactivité aux demandes domestiques et la responsabilité vis-à-vis des engagements internationaux et alliés. Seront ainsi abordés les ressorts de cette contestation - opinion publique, partis, mobilisations citoyennes - et la façon dont les responsables politiques et administratifs y répondent, dans un contexte marqué par l'effondrement de la maîtrise des armements, la guerre en Ukraine et la relance du débat sur l'avenir du nucléaire en Europe.
Intervenant : Dr. Michal Onderco, professeur de relations internationales à la Erasmus University de Rotterdam et auteur de Europe’s Nuclear Umbrella: Contesting Nuclear Sharing since 2010, Cambridge University Press, 2025.
Modération : Héloïse Fayet, responsable du programme Dissuasion et prolifération de l'Ifri.
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L'accès à ce séminaire est réservé aux personnes ayant reçu une invitation. Pour toute question, merci de contacter le Centre des études de sécurité ([email protected]).
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