La civilisation allemande dans les études germaniques en France : ingénierie et atouts
Alors même que la civilisation souffre, de part et d'autre du Rhin, d'une reconnaissance moindre que la littérature ou la linguistique, elle constitue une véritable passerelle entre les études de langue et les sciences sociales : la valeur ajoutée du civilisationniste au plan scientifique est de tenter un exercice de synthèse interprétative globale qui transcende la compartementalisation qui domine encore souvent les sciences humaines et sociales.
La querelle interne sur la manière de concevoir la discipline des études germaniques, commencée dans les années 1970, est loin d'être terminée. La civilisation est porteuse tout à la fois de remise en cause " idéologique " de l'objet et des méthodes des disciplines traditionnelles, d'un engouement pour le décloisonnement, enfin d'un intérêt pour les questions en prise avec la réalité politique, économique et sociale du monde contemporain. Ce positionnement ne manque pas de susciter méfiance et confusion au sein de la germanistique.
Aujourd'hui, il est urgent de s'interroger sur l'avenir de la formation de germanistes français, dont la mission ne peut plus se restreindre à enseigner la langue, voire la littérature, allemande, mais doit s'inspirer largement du rôle d'un médiateur culturel.
Stephan Martens est professeur à l'université de Bordeaux 3 et chercheur associé au Cerfa.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La civilisation allemande dans les études germaniques en France : ingénierie et atouts
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa fabrique de la politique européenne de l’Allemagne
L’ambition européenne de Friedrich Merz est de faire de l’Allemagne, souvent perçue comme hésitante, un acteur de premier plan de l’Union européenne. À cette fin, le chancelier allemand a annoncé vouloir mettre un terme au « German vote ». Celui-ci incarne le paradoxe d’une Allemagne à la fois indispensable et fréquemment absente dans la décision européenne.
Sécuriser les chaînes de valeur des matières premières critiques (MPC) : une condition préalable à la résilience technologique de l'Europe
Au cœur de la sécurité économique, la résilience technologique est un pilier de la compétitivité de l'Union européenne (UE). Les transitions énergétique et numérique de l'UE dépendent des matières premières critiques (MPC).
Concilier compétitivité et évolution démographique : un impératif franco-allemand
La France et l'Allemagne sont confrontées à des changements démographiques parallèles qui pourraient remodeler l'avenir de leurs économies et de leurs modèles sociaux. Ces changements reflètent des tendances européennes plus larges, mais sont amplifiés par le rôle central que jouent ces deux nations dans la gouvernance et la compétitivité de l'Union européenne.
Imaginaires et réalités de la frontière franco-allemande : un laboratoire pour l’Europe de demain
En Europe, la question des frontières est loin d’être secondaire. Selon le Parlement européen, les régions frontalières couvrent environ 40 % du territoire de l’Union européenne (UE), concentrent 30 % de sa population et produisent près d’un tiers de son produit intérieur brut.