Contre l'armée européenne
Quand Démosthène mettait en garde les Athéniens contre Philippe de Macédoine, Démosthène avait raison ! Athènes était une cité, et l'âge venait de plus grands empires. Mais il était deux politiques : l'une qui permettait de les constituer par une alliance et dans la liberté, l'autre qui acceptait de les voir naître de la tyrannie.
Nul ne doute, nul n'a jamais douté, que la thèse ardemment défendue par Démosthène fût la seule qui pût garantir l'avenir d'Athènes, celui de la Grèce et de la liberté, la seule qui fût en même temps conforme à l'honneur.
PLAN DE L'ARTICLE
- La théorie du transfert de souveraineté
- Sens du traité
- L'abandon des espérances de la victoire
- L'abaissement de la France
- La fausse conception de l'Europe
- Les protocoles additionnels
- La politique de « rechange »
- Les exigences de la Constitution
- Une nouvelle affaire Dreyfus ?
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Contre l'armée européenne
L’émancipation contrainte de la politique étrangère saoudienne
Le retrait progressif des États-Unis du Moyen-Orient a profité à l’Iran. Cette situation n’est pas acceptable pour l’Arabie Saoudite qui s’affirme comme une puissance régionale de plus en plus active. Pour freiner l’expansion iranienne, Riyad n’hésite pas à s’impliquer militairement, que ce soit en Syrie ou au Yémen. L’affrontement saoudo-iranien ne doit pas être vu comme un choc entre sunnites et chiites : la politique étrangère saoudienne ne suit pas des considérations religieuses.
L’Iran dans les crises du Moyen-Orient
La politique régionale de l’Iran vise à la fois la préservation du régime et le renforcement de la sécurité d’un pays isolé. Dans un environnement qu’elle perçoit comme dégradé, la République islamique renforce ses défenses, et met en œuvre une stratégie asymétrique jouant de divers alliés dans les crises régionales, sans référence systématique à une logique chiite. L’accord nucléaire de 2015 et la crise syrienne pourraient inciter l’Iran à briser son relatif isolement régional.
Moyen-Orient : en attendant la nouvelle administration américaine
Au-delà d’une histoire marquée par l’intervention des puissances, le Moyen-Orient est traversé aujourd’hui de conflits entrecroisant dimensions politiques, ethniques ou religieuses. Les États-Unis ne peuvent abdiquer leur leadership dans la région. La prochaine administration américaine devra donc se confronter au-delà de la question syrienne, à une multiplicité de problèmes, sans imaginer qu’ils pourraient se résoudre d’un coup, et redéfinir le réseau de ses partenariats dans la région.
Océan Indien : le rapprochement stratégique indo-australien
En 2009, l’Inde et l’Australie ont signé une déclaration conjointe de sécurité. Depuis lors, les relations stratégiques entre ces deux États se développent. New Delhi et Canberra ont intérêt à éviter qu’un ordre régional dominé par la Chine ne s’instaure et que les relations entre Pékin et Washington ne s’enveniment. La coopération indo-australienne est néanmoins contrainte par plusieurs facteurs, dont le plus important a trait à une appréciation différente de la réponse à apporter à la menace chinoise.