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Moyen-Orient : en attendant la nouvelle administration américaine

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Politique étrangère, vol. 81, n° 2, été 2016
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Page couverture PE n° 2 2016
Accroche

Au-delà d’une histoire marquée par l’intervention des puissances, le Moyen-Orient est traversé aujourd’hui de conflits entrecroisant dimensions politiques, ethniques ou religieuses. Les États-Unis ne peuvent abdiquer leur leadership dans la région. La prochaine administration américaine devra donc se confronter au-delà de la question syrienne, à une multiplicité de problèmes, sans imaginer qu’ils pourraient se résoudre d’un coup, et redéfinir le réseau de ses partenariats dans la région.

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Depuis la chute de l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, le Moyen-Orient n’a jamais eu à subir autant de changements, de violences et d’incertitudes qu’aujourd’hui. Alors que les tensions accumulées cristallisaient dans l’éruption du printemps arabe de 2011, Henry Kissinger eut ce commentaire : « Ce n’est que la scène un de l’acte un d’une pièce en cinq actes. » Avant d’élaborer des scénarios pour la scène ou l’acte suivants, et pour déterminer quelle pourrait être l’approche des dirigeants américains, il faut prendre quelque recul, et examiner la région dans un cadre élargi.


Le contexte stratégique


Sidérés par les événements contemporains, nous avons tendance à oublier à quel point le Moyen-Orient a été façonné par des forces externes depuis que F. Picot et M. Sykes ont tracé sur une carte les lignes délimitant certaines des nouvelles frontières moyen-orientales voici exactement un siècle.


De fait, les États-Unis et d’autres grandes puissances ont longtemps étroitement lié leur influence dans la région à leur propre sécurité, et ses ressources à leur santé économique – convictions qui se sont manifestées à maintes reprises après la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début de la guerre froide.


Durant la guerre froide, la compétition directe entre grandes puissances au Moyen-Orient s’est traduite par un jeu à somme nulle entre les États-Unis et l’Union soviétique, qui cherchaient à garantir leur influence et à pérenniser leurs entrées dans la région. Alors que de vraies guerres éclataient en Asie – en Corée ou au Vietnam –, Américains, Russes, ainsi que de nombreux gouvernements européens continuaient à voir dans le Moyen-Orient l’arène d’une compétition se jouant dans les relations avec l’Égypte, la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Libye, dans les ventes d’armes et les conflits israélo-arabes.


Après la fin de la guerre froide, l’approche des puissances majeures à l’égard du Moyen-Orient s’est faite plus diversifiée et plus fluide, par nécessité ou par choix. Dans les premières années post-guerre froide, la Russie et la Chine, sans négliger le Moyen-Orient, se concentrent sur leurs transformations internes – la première passant d’une économie planifiée à la libre entreprise, la seconde absorbant les réformes de Deng Xiaoping pour aller vers l’économie de marché, et la purge des sympathisants de Tiananmen. [...]


PLAN

  • Le contexte stratégique
  • Tendances régionales transversales
  • Les dimensions du conflit
  • Perspectives pour l’avenir
     - L’État islamique, la Syrie, l’Irak
     - Autour du nœud syrien


John McLaughlin a été directeur adjoint de la Central Intelligence Agency (CIA) de 2000 à 2004. Il enseigne à l’université Johns Hopkins de Baltimore et conduit des recherches à la Johns Hopkins School of Advanced International Studies de Washington.

Cet article est traduit de l’anglais par Cécile Tarpinian.

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Moyen-Orient : en attendant la nouvelle administration américaine

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L’Iran dans les crises du Moyen-Orient

Date de publication
21 juin 2016
Accroche

La politique régionale de l’Iran vise à la fois la préservation du régime et le renforcement de la sécurité d’un pays isolé. Dans un environnement qu’elle perçoit comme dégradé, la République islamique renforce ses défenses, et met en œuvre une stratégie asymétrique jouant de divers alliés dans les crises régionales, sans référence systématique à une logique chiite. L’accord nucléaire de 2015 et la crise syrienne pourraient inciter l’Iran à briser son relatif isolement régional.

Mohammad-Reza DJALILI
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Océan Indien : le rapprochement stratégique indo-australien

Date de publication
22 septembre 2016
Accroche

En 2009, l’Inde et l’Australie ont signé une déclaration conjointe de sécurité. Depuis lors, les relations stratégiques entre ces deux États se développent. New Delhi et Canberra ont intérêt à éviter qu’un ordre régional dominé par la Chine ne s’instaure et que les relations entre Pékin et Washington ne s’enveniment. La coopération indo-australienne est néanmoins contrainte par plusieurs facteurs, dont le plus important a trait à une appréciation différente de la réponse à apporter à la menace chinoise.

Frédéric GRARE
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L’Iran renoncera-t-il à l’arme nucléaire ?

Accroche

En juillet 2015 a été conclu un accord sur le programme nucléaire iranien. Les restrictions imposées à Téhéran sont cependant en deçà des objectifs fixés par le Conseil de sécurité. Nombre d’analystes doutent de la sincérité des dirigeants iraniens et pensent que le temps joue en faveur de l’Iran. L’évolution des équilibres stratégiques au Moyen-Orient, de possibles changements à la tête du régime iranien et la détermination de la communauté internationale pèseront sur l’avenir de ce programme.

Simond de GALBERT
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Diplomatie des armes autonomes : les débats de Genève

Date de publication
22 septembre 2016
Accroche

Les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) n’existent pas encore mais pourraient bien transformer la manière dont les guerres seront menées demain. Depuis 2014, l’Organisation des Nations unies (ONU) a entamé une réflexion sur ces armes d’un genre nouveau, dont certains États voudraient interdire le développement. Si une telle interdiction paraît peu vraisemblable, on devrait néanmoins voir apparaître un code de « bonnes pratiques » encadrant leur utilisation.

Jean-Baptiste JEANGENE VILMER

Comment citer cette étude ?

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Page couverture PE n° 2 2016
John MCLAUGHLIN, « Moyen-Orient : en attendant la nouvelle administration américaine », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 juin 2016.
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Page couverture PE n° 2 2016

Moyen-Orient : en attendant la nouvelle administration américaine