L'exil des réfugiés d'Ukraine : quelles conséquences pour les politiques migratoires de l’UE ?
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En savoir plus sur nos programmes de soutienUn brief de 30 minutes autour de Matthieu TARDIS, Chercheur, Responsable du Centre migrations et citoyennetés de l'Ifri.
Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, l'Europe connaît le plus important déplacement de population de son histoire depuis la Seconde Guerre mondiale. À la différence des conflits qui ont touché le reste du monde, l'Union européenne se trouve en première ligne de l'accueil des cinq millions de personnes qui ont fui l'Ukraine au cours du premier mois et demi de guerre.
Cet afflux massif remet en question les politiques migratoires menées par l’UE depuis 20 ans mais également les jeux d'alliance à l'Ouest et l'Est du continent. Il soulève enfin les enjeux de la solidarité avec les réfugiés ukrainiens, qui, du simple citoyen aux entreprises, mobilisent l’ensemble de la société européenne.
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Accueil des réfugiés d’Ukraine : « L’Europe vit ce que d’autres régions du monde connaissent depuis le début du XXIᵉ siècle »
Le chercheur spécialiste des questions migratoires Matthieu Tardis considère, dans une tribune au « Monde », que si les accusations de « double standard » entre les Ukrainiens et les autres exilés sont légitimes, c’est bien le pragmatisme qui a prévalu dans l’accueil des réfugiés d’Ukraine.
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Depuis la fin de la Guerre froide, le nombre d'armes nucléaires américaines stationnées en Europe a été divisé par plus de soixante-dix, mais leur présence en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie demeure un pilier discret de la dissuasion otanienne. Ce dispositif de « partage nucléaire », central depuis les origines de l'Alliance, est régulièrement contesté par les opinions publiques, les partis politiques et la société civile européenne, sans pour autant être remis en cause par les gouvernements hôtes.