Diplomacy as Diaspora Management: The Case of India and the Gulf States
Aujourd’hui, diplomatie et politique de gestion indienne des diasporas dans les Etats du Golfe se retrouvent graduellement imbriquées, reflétant les liens croissants entre des problématiques propres aux pays d’origine et d’autres d’ordre international.
La politique de diaspora dans la région du Golfe est un exemple caractéristique de ce phénomène. Quelques huit millions de travailleurs indiens sont présents dans les Etats du Conseil de coopération du Golfe (GCC), transférant chaque année 35 millions de dollars sous forme de remises vers l’Inde. De par leur ampleur et leur complexité, ces flux migratoires de ressortissants indiens vers les pays du Golfe ont un impact sur la politique extérieure de New Delhi dans la région. En effet, des facteurs à la fois domestiques et régionaux ont exercé une pression supplémentaire sur le gouvernement indien afin que celui-ci contribue à la protection des migrants dans la région du Golfe. En conséquence, la diplomatie de l’Inde dans le Golfe ne peut plus être dissociée de la gestion des questions consulaires et de celles ayant trait à la communauté indienne.
Néanmoins, l’Inde n’assure pas pour l’instant la protection des travailleurs les plus vulnérables contre la maltraitance et l’exploitation, et le ministère des Affaires extérieures dépend fortement en ce domaine des acteurs non-étatiques basés dans la région du Golfe. Ces facteurs participent à la politisation de certains diplomates indiens et au développement de transactions collusoires dans la région, tout en limitant la conduite d’autres activités diplomatiques.
Ce contenu est disponible en anglais : Diplomacy as Diaspora Management: The Case of India and the Gulf States
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa politique américaine envers Taïwan, au delà de Donald Trump : cartographie des acteurs américains des relations entre les États-Unis et Taïwan
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ravivé une incertitude profonde quant à l’engagement des États-Unis en matière de sécurité envers Taïwan. Contrairement au président Joe Biden, qui a maintes fois réaffirmé sa détermination à défendre l’île, Donald Trump évite soigneusement de se prononcer sur une éventuelle réaction américaine en cas de crise dans le détroit de Taïwan.
Japon : le raz-de-marée Takaichi et le nouveau visage du pouvoir
La Première ministre Sanae Takaichi a transformé sa popularité exceptionnelle en une victoire politique historique. Les élections anticipées du 8 février ont offert au Parti libéral démocrate (PLD) une majorité écrasante, grâce au soutien massif de jeunes électeurs séduits par son image iconoclaste et dynamique, et des conservateurs rassurés par sa vision d’affirmation nationale. Cette popularité pose les bases d’une stratégie ambitieuse tant sur le plan intérieur que sur le plan international.
Élections en Thaïlande : les conservateurs consolident leur ancrage
À rebours des sondages, le parti conservateur pro-business Bhumjaithai a dominé les élections législatives anticipées du 8 février 2026 et s’est imposé à la Chambre basse avec 193 sièges sur 500, enregistrant une progression record par rapport aux 71 députés élus en 2023.
Crise politique en Thaïlande : la tactique du chaos
La Thaïlande a replongé à l’été 2025 dans une crise politique profonde. La suspension de la Première ministre, Paetongtarn Shinawatra, par la Cour constitutionnelle a provoqué l’implosion de la coalition au pouvoir. Cette crise ressemble pourtant aux précédentes. Une banalité répétitive qui interroge à la fois le sens des responsabilités des principaux dirigeants et qui génère au sein de la population un cynisme mâtiné de résignation.