Réflexions sur 17 ans de présence de l'ONU en République démocratique du Congo
Note de l'Ifri, avril 2016
Depuis 2013 et la victoire des forces armées congolaises et des Nations unies sur la dernière menace sérieuse contre le régime, le mouvement du 23 Mars (M23), la question de la pertinence de la présence onusienne en République démocratique du Congo (RDC) se pose de nouveau.
À l’instar d’autres présidents de la région, Joseph Kabila entend rester au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles et réduire ainsi à néant toute perspective démocratique. Malgré le déploiement de la plus grande force de maintien de la paix (MONUSCO) à l’est du Congo, cette région demeure la périphérie de tous les dangers, soumise au maraudage meurtrier de groupes armés nationaux et régionaux. Enfin, le gouvernement hôte ne cesse de demander le départ de la MONUSCO qui est actuellement la mission de maintien de la paix la plus importante et la plus coûteuse du monde (plus de 20 000 hommes et 1,4 milliard de dollars de budget annuel).
Faire perdurer, sans perspective de progrès, une mission de maintien de la paix dans un contexte de recul démocratique et de dé-légitimation du régime en place s’apparente au mieux à un enlisement volontaire et constitue au pire un risque politique majeur pour les Nations unies. Alors qu’en 2016 la mission onusienne de maintien de la paix en RDC va fêter ses 17 ans de présence et qu’une crise électorale semble poindre à l’horizon, une tentative de bilan s’impose.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Réflexions sur 17 ans de présence de l'ONU en République démocratique du Congo
De l'Afrique à l'Ukraine : enquête auprès de prisonniers de guerre africains
Quand en novembre 2025 T.W. a reçu une lettre d’invitation pour se rendre en Russie, il n’arrivait pas le croire. En septembre, il avait rencontré une jeune femme russe malade à l’hôpital dans lequel il travaillait comme infirmier, à Kampala. Une fois cette dernière repartie en Russie, ils avaient continué à correspondre à distance sur les réseaux sociaux. A sa grande surprise, elle l’a invité pour qu’il vienne étudier et travailler dans son pays. Elle se proposait même de payer son billet d’avion. Heureux de cette opportunité, T.W. n’a prévenu de son départ ni sa famille ni son employeur.
La diaspora congolaise en France : histoire, sédentarisation et transmigration
À rebours d’une vision homogène de la diaspora congolaise, cette étude montre que celle-ci s’est sédentarisée en France tout en maintenant des liens politiques, économiques et affectifs avec la République démocratique du Congo (RDC), faisant de cet entre-deux un espace de mobilisation, de transmigration et d’engagement aux effets aussi importants qu'ambigus.
La cybercriminalité en Afrique centrale : typologie, expériences et gestion par les pouvoirs publics
La présente Note examine la montée en puissance de la cybercriminalité en Afrique centrale et la réponse des États concernés.
Les vecteurs et moyens de l’influence extérieure grandissante du Rwanda de Paul Kagame
Le Rwanda de Paul Kagame mène depuis trois décennies une politique étrangère visant à accroître les investissements directs à l’étranger (IDE) vers l’économie nationale, à maximiser les coopérations militaires et les échanges de renseignements et à travailler à la promotion d’un modèle de reconstruction étatique post-génocide.