Le Congo-Brazzaville sur tous les fronts. Stratégies d’adaptation diplomatique dans un monde fragmenté
Dirigé par Denis Sassou-Nguesso depuis quatre décennies, le Congo développe une politique étrangère fondée sur le développement d’une stature de « président-médiateur » et sur une stratégie de « marchandage » (bargain) auprès des puissances internationales.
Critiqué pour ses violations des droits humains et sa gestion économique opaque, le pays maximise sa position de pays producteur de pétrole et de gaz en diversifiant ses partenariats et réorientant ses relations régionales. La multiplication des rivalités entre grandes puissances et la continuation de conflits régionaux sont autant d’opportunités pour la présidence congolaise de trouver des marges de manœuvre sur la scène internationale.
La diplomatie de l’État congolais est caractérisée également par la prédominance d’une diplomatie personnelle et par une shadow diplomacy au service de l’image internationale du pays. Dans un monde multipolaire, le Congo joue les rivalités entre la France, les puissances du Moyen-Orient, la Russie et la Chine pour gagner en respectabilité tout en renforçant le pouvoir autoritaire en place. Alors que la question de la succession de Denis Sassou-Nguesso (81 ans) est dans tous les esprits, le président s’assure que la rente pétrolière serve ses intérêts et par là même, ceux de son fils, héritier putatif du pouvoir. La préservation de l’environnement et en particulier de la forêt, est une nouvelle opportunité pour gagner en capital diplomatique et en respectabilité sur la scène internationale.
Cette étude a été réalisée par l'Ifri pour la Direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère des Armées dans le cadre d'un partenariat entre l'Observatoire de l'Afrique de l'Est et Centrale et l'Institut Français de Recherche en Afrique (IFRA-Nairobi).
Contenu disponible en :
Thématiques et régions
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le Congo-Brazzaville sur tous les fronts. Stratégies d’adaptation diplomatique dans un monde fragmenté
Gouvernance des mobilités : le hub djiboutien entre stratégies d’influence et souveraineté
Dans la Corne de l'Afrique, la multiplication des crises — conflits au Soudan et en Éthiopie, dérèglements climatiques — a porté le nombre de déplacés à 26,3 millions de personnes. Au cœur de ces flux, Djibouti s'impose comme un point de passage incontournable entre la région et la péninsule Arabique. Si les flux migratoires y ont bondi de 72 % en 2024, Djibouti n'est pas seulement un territoire de transit : il est devenu un enjeu diplomatique et sécuritaire, où l'Union européenne et l'OIM projettent leurs politiques d'externalisation migratoire, révélant des rapports de force qui dépassent largement la gestion humanitaire des mobilités.
La cybercriminalité en Afrique centrale : typologie, expériences et gestion par les pouvoirs publics
La présente Note examine la montée en puissance de la cybercriminalité en Afrique centrale et la réponse des États concernés.
Les vecteurs et moyens de l’influence extérieure grandissante du Rwanda de Paul Kagame
Le Rwanda de Paul Kagame mène depuis trois décennies une politique étrangère visant à accroître les investissements directs à l’étranger (IDE) vers l’économie nationale, à maximiser les coopérations militaires et les échanges de renseignements et à travailler à la promotion d’un modèle de reconstruction étatique post-génocide.
L’économie politique complexe des corridors d’Afrique australe
Construits pour certains à l’époque coloniale, les corridors d’Afrique australe ont connu depuis la fin du XXe siècle un développement frénétique. Depuis plus de 25 ans, les anciens corridors ont été rénovés, de nouveaux ont été bâtis et d’autres sont à l’étude. Le moteur de cette frénésie de corridors est le même qu’à l’époque coloniale : l’exploitation des ressources de l’hinterland africain. Les corridors de cette région sont donc tous adossés au secteur minier. L’analyse de leur économie politique fait apparaître leurs principales caractéristiques ainsi que des faiblesses qui posent question pour le futur.