Victoire à la Pyrrhus : la CDU/CSU dans les élections législatives de 2005
Marquées par la transformation de l'échiquier politique, les élections législatives du 18 septembre 2005 se sont soldées par un échec des grandes formations (CDU/CSU, SPD) - au profit des petits partis (FDP, Verts, Parti de gauche).
Les Allemands n'ont pu trancher entre rupture et continuité, c'est-à-dire entre le large programme de réformes prévu par l'Union (CDU/CSU) et le FDP, la poursuite de l'Agenda 2010 mené par le SPD et les Verts, et l'alternative socio-populiste du Parti de gauche. Ainsi voit-on se former une grande coalition née de l'alliance entre la CDU/CSU et le SPD.
Dans cet article, Andreas Kießling analyse le positionnement de l'Union dans la campagne à la lumière de son programme politique. Il évalue ensuite les conséquences que la CDU/CSU aura à tirer du scrutin ainsi que ses stratégies possibles pour se maintenir au pouvoir.
Andreas Kießling est Chercheur au Centre de recherche appliquée en politique de l'Université de Munich.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Victoire à la Pyrrhus : la CDU/CSU dans les élections législatives de 2005
La France et l’Allemagne : nouveau monde, nouveau sens
On s’interroge aujourd’hui légitimement sur le contenu et l’avenir du binôme, ou du couple – selon les cohabitants – franco-allemand. Mais pour ce faire, il vaut mieux inscrire les défis de l’actualité dans le rythme de l’histoire.
France-Allemagne : dépasser les différends pour renforcer la souveraineté européenne
La « relance » franco-allemande initiée avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie en mai 2025 et sa mise en œuvre lors du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) de Toulon en août 2025 avait pour objectif de pallier les difficultés structurelles entre la France et l’Allemagne. Force est néanmoins de constater que les ambitions affichées n’ont été que partiellement traduites dans les faits. La relation franco-allemande traverse en effet depuis le début de l’année 2026 une séquence où les difficultés conjoncturelles se combinent à des divergences plus profondes de priorités, de méthode et de culture stratégique.
L’Allemagne face au triangle États-Unis, Russie, Chine : des changements de paradigme systémiques
Depuis la réunification, l’Allemagne a construit sa prospérité sur un ordre international fondé sur le libre-échange, le multilatéralisme et la stabilité géopolitique. Ce modèle reposait sur trois relations jugées complémentaires : la protection militaire américaine, l’approvisionnement énergétique russe et l’intégration économique avec la Chine. Pendant plusieurs décennies, Berlin a considéré ces interdépendances comme des facteurs de paix, de croissance et de sécurité.
Redémarrer l’économie allemande : entre impératifs économiques, sociaux et de défense
En quête d’une nouvelle boussole, l’Allemagne est confrontée à la remise en question des fondements de son modèle économique et social. L’économie allemande, pilier du modèle de réussite et de prospérité de l’après Deuxième Guerre mondiale est ébranlée et la crainte de la désindustrialisation, jusqu’à présent latente, se concrétise de plus en plus, notamment par l’affaiblissement d’un secteur phare comme celui de l’automobile.