De la (nouvelle) guerre
Les dynamiques nouvelles d’affirmation de la puissance, de redistribution des influences et l’irruption des nouvelles technologies changent-elles à la fois la place de la guerre dans la vie ordinaire de nos sociétés et la manière de la faire quand elle advient ? L’obsession du conflit jointe à l’efficacité technique nous impose-t-elle un état de guerre larvée permanente ? Et quand les armes parlent, l’intervention des technologies modernes et des entreprises qui les produisent révolutionne-t-elle à la fois le processus de décision politique et l’engagement des hommes dans la guerre ? Questions essentielles que suggèrent les conflits d’Ukraine et du Moyen-Orient, et qui déterminent dès aujourd’hui les réflexions de stratégie et d’organisation des armées.
Au Moyen-Orient, la combinaison de l’aventurisme stratégique, de l’ignorance ou du mépris de l’adversaire et de la fascination technologique conduit à l’échec politique et bouleverse les données, tout en ébauchant bien une perspective de remodelage : mais pas dans les directions attendues. Des pôles nouveaux se dessinent, l’influence des acteurs extérieurs se redistribue, les arsenaux se renforcent, sans qu’aucun des problèmes socio-économiques, diplomatiques, stratégiques de la région ne semble en voie de se résoudre. La question iranienne – c’est-à-dire celle de la place future d’un acteur majeur du jeu régional, aux règles de fonctionnement interne mystérieuses – reste ouverte.
DE LA (NOUVELLE) GUERRE
La guerre au risque de nouvelles escalades, par Benoît Durieux
De quoi l’IA est-elle militairement le nom ?, par Louis Gautier
L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ?, par Laure de Roucy-Rochegonde
Guerre, ciblage et ordre international : une lecture stratégique, par Tewfik Hamel
La Silicon Valley et la guerre : leçons ukrainiennes, par Julien Nocetti
Le droit international humanitaire à l'heure des prédateurs, par Amélie Férey
MOYEN-ORIENT : LA GUERRE ET APRÈS
« Remodeler » le Moyen-Orient ?, par Denis Bauchard
Iran : anatomie d’un pouvoir en guerre, par Sophia Mahroug
ACTUALITÉS
Où en est l’Afghanistan ? Le second règne des talibans, par Jean-Luc Racine
Les minorités dans la Syrie post-Assad : entre protection et prédation, par Alain Monnier
Les États-Unis, une puissance sans retenue ?, par Adrien Schu
REPÈRES
Le Nigeria et les présidentielles de 2027 : changement dans la continuité ?, par Marc-Antoine Pérouse de Montclos
Le Royaume-Uni et la Russie : une rivalité durable, par Pierre Pahlavi
LECTURES
Sous la responsabilité de Marc Hecker
Can Europe Survive? The Story of a Continent in a Fractured World, de David Marsh
L’Euro en danger, de Didier Cahen
Par Sylvie Goulard
Géopolitique des religions, de Blandine Chelini-Pont, Roland Dubertrand et Valentine Zuber
Radicalités religieuses. Au cœur d’une mutation mondiale, de Alain Dieckhoff (dir.)
Géopolitique religieuse en Méditerranée. Dynamiques et enjeux, de Imad Khillo et Blandine Chélini-Pont (dir.)
L'Afrique des religions. À l’épreuve des chiffres et des catégorisations, de Marc-Antoine Pérouse de Montclos
Le nouveau pouvoir évangélique, de Sébastien Fath
Par Joseph Maïla
Autres informations :
240 pages. 23 euros.
En librairie le septembre 2026.
Diffusion : Pollen/Dif'Pop.
Abonnement : Armand Colin.
Vente au numéro : leslibraires.fr.
Vente au format ePub : Immatériel.fr.
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Le nucléaire militaire français dans un nouveau contexte stratégique
La population et les dirigeants français sont fermement attachés à la dissuasion nucléaire, même si des voix dissonantes se font occasionnellement entendre. Le contexte stratégique est toutefois en train d’évoluer et pourrait affecter la posture stratégique française. Entre les rodomontades de Vladimir Poutine, l’imprévisibilité de Donald Trump, et les difficultés propres à l’Europe – notamment le Brexit – les incertitudes sont aujourd’hui nombreuses et laissent ouvert le champ des possibles.
La société israélienne : vers la fragmentation ?
La société israélienne se fragmente. Quatre blocs y cohabitent plus ou moins paisiblement : les laïcs, les nationalistes-religieux, les ultra-orthodoxes et les Arabes. Chacun de ces blocs est représenté politiquement. Depuis plusieurs années, la droite – alliée à l’extrême droite – est au pouvoir. La popularité de Benjamin Netanyahou ne s’érode guère, malgré son implication supposée dans plusieurs affaires. Différents signaux laissent craindre une dérive illibérale d’Israël.
Le marché pétrolier à un tournant
Les cours du pétrole sont repartis à la hausse depuis 2016, sous l’effet de facteurs conjoncturels comme la dégradation de la situation politique au Venezuela ou le renouveau des sanctions contre l’Iran. La hausse des cours favorise l’exploitation des pétroles de schiste, ce qui a permis aux États-Unis de devenir le premier producteur mondial de brut. Le peak oil ne résultera pas de l’épuisement des réserves mais d’une baisse de la demande liée au développement des énergies alternatives.
Des néo-nationalistes au pouvoir à Rome ?
Les élections italiennes de mars 2018 ont consacré la victoire de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 Étoiles. Ces deux partis populistes se sont alliés pour former un gouvernement eurosceptique. Leurs principaux griefs à l’égard de l’Union européenne ont trait à l’imposition de politiques d’austérité qui ont pesé sur l’économie italienne et au manque de solidarité européenne sur les questions migratoires. Rome ne souhaite pas rompre avec Bruxelles mais va devenir un partenaire difficile.