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Bad cop, Bad cop : la nomination de Mike Pompeo et John Bolton
La nomination de Mike Pompeo au Département d’État et de John Bolton au Conseil National à la Sécurité a, une fois de plus, plongé les commentateurs dans la consternation et l’hyperbole. Le président Trump nomme deux juristes connus pour leurs positions dures et interventionnistes sur les questions de sécurité. Qui sont-ils et qu’indiquent ces changements ?
China’s national carbon market : a game changer in the making ?
La fin de l’année 2017 approchant, la Chine a officiellement approuvé son programme tant attendu de mise en place d’un marché carbone national et, au même moment, la Commission nationale de développement et de réforme (NDRC) a levé le voile sur certaines des modalités pratiques. Bien qu’il soit au départ limité au secteur électrique (et aux centrales de cogénération), ce marché sera le plus grand au monde.
Les partenariats entre l’Union européenne et les pays africains sur les migrations. Un enjeu commun, des intérêts contradictoires
Depuis 2015 et la crise de l’accueil des réfugiés, le dialogue entre l’Union européenne (UE) et les pays africains sur les questions migratoires a atteint une nouvelle intensité.
Les États au Moyen-Orient : crise et retour
Les révolutions arabes ont frappé des États dysfonctionnels qui se maintenaient basés sur l’usage récurrent de la violence. Mais elles ont aussi produit des réformes dans ceux qui ont tenu, et la redécouverte des vertus des États efficaces dans les pays ayant entrepris une transition démocratique, sans parler des revendications d’États des minorités. Les Occidentaux sont mal préparés à cette revitalisation d’une demande d’État qui passera par l’émergence des sociétés civiles et comporte encore bien des inconnues.
L'Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires
L’élection présidentielle égyptienne du printemps 2018 aboutira selon toute vraisemblance au maintien au pouvoir d’Abdel Fattah Al-Sissi, l’opposition étant contrôlée de près. Pourtant, le bilan du chef de l’État est loin d’être bon. La situation sécuritaire de l’Égypte s’est dégradée, la pauvreté progresse et les libertés individuelles reculent. Les espoirs suscités par la révolution du 25 janvier 2011 ont cédé la place à de l’amertume, de la frustration et de la colère.
Danser avec les États
Depuis les années 1990, l’Europe a connu un processus de fragmentation, et ses États les plus anciens subissent aujourd’hui des tentations sécessionnistes. Ailleurs, nombre d’intégrités territoriales ont volé en éclat et la mondialisation accouche, de fait, d’une multiplication des structures étatiques. Sur l’impuissance de nombre des nouveaux États rôde l’ombre des empires, mal disparus ou renaissants, et la sécession ne garantit pas le fonctionnement harmonieux des nouveaux États.
Les débats contemporains sur « la fin des États »
La thématique de « la fin des États » a suscité de vigoureux débats dans les cercles universitaires dans les années 1970 et à la fin de la guerre froide. Ils ont connu de nouveaux développements après le 11 septembre 2001, la crise économique de 2008, le Brexit et la victoire de Donald Trump. Si l’on examine ces débats à travers un triple prisme – stratégique, économique et morphologique –, on s’aperçoit que l’opposition entre disparition et résistance des États est largement stérile.
Des empires dans tous leurs États
L’idée d’empire s’est concrétisée en Europe dans une histoire complexe, héritière de l’éclatement de l’empire romain, du Saint-Empire romain germanique à l’empire austro-hongrois et à celui des tsars. Les empires peuvent être des facteurs de paix en internalisant les conflits, mais aussi, comme au xxe siècle, facteurs de guerre. Leur dissolution conduit souvent à l’instabilité ; mais leur mode de fonctionnement pré-national pourrait aussi aider à penser le post-national.