L'arme de la communication dans la crise burundaise
La crise que connaît le Burundi depuis 2015 a une forte dimension communicationnelle. D’une part, le monde de la communication médiatique a été partie prenante des prémices de cette crise et de son déclenchement ; d’autre part, la communication est une arme utilisée par le régime et ses opposants.
Tous deux ont développé des stratégies de communication pour imposer leurs visions de cette crise et de sa signification, et ils recourent à toute la panoplie des nouvelles technologies de la communication. Ils mettent en avant des thématiques spécifiques pour convaincre certains publics à l’intérieur comme à l’extérieur du Burundi, et pratiquent la désinformation et d’autres techniques de la guerre de communication pour jeter le discrédit sur leurs ennemis. Le régime fait beaucoup d’efforts pour contrôler l’information diffusée au Burundi et réduire la liberté de la presse. La manipulation de l’opinion et l’autocensure des journalistes sont devenues des pratiques quotidiennes dans les organes de presse qui subsistent dans ce pays.
Dans le cadre du conflit sourd qui se déroule au Burundi depuis trois ans, les réseaux sociaux sont un nouveau champ de bataille. Se faire entendre et diffuser son message fait partie de l’affrontement et en est un des aspects les plus stratégiques. À ce titre, cette analyse s’inscrit dans une perspective polémologique : comprendre l’arme de la communication dans les Grands Lacs à l’ère d’internet et des réseaux sociaux.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L'arme de la communication dans la crise burundaise
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesPropagande en ligne en temps de guerre au Soudan
Dans le conflit soudanais, la bataille de propagande entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapides (FSR) à travers les médias classiques et les réseaux sociaux entretient une grande confusion informationnelle. Et ce d’autant plus que l’absence de journalistes sur le terrain facilite la désinformation. Bien que l’armée et les FSR tentent de promouvoir leurs discours grâce à leurs réseaux de communicants et en pratiquant la désinformation et la censure, ils ne peuvent contrôler complètement l’information sur le conflit. Dans le cadre de cette guerre, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression où les politiciens, militaires, influenceurs et militants expriment leurs rivalités, leurs mensonges et leur propagande.
Une élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?
Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.
Quelle place pour l’Afrique subsaharienne dans le monde ?
En s’appuyant sur une approche extrinsèque, alliant histoire globale, géopolitique et relations internationales, ce papier tente de périodiser les modalités des relations de l'Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Après un retour rapide sur les périodes précoloniales, coloniales et de Guerre froide, sont explorées plus spécifiquement les périodes 1990-2015 et 2015-2025.
Un « faux départ » : l’avenir des chefferies coutumières en Afrique
Au-delà du seul cas du Burkina Faso, la cérémonie hebdomadaire du « faux départ » du Moro Naba, « l’empereur des Mossi » symbolise dans l'Afrique d’aujourd'hui la position paradoxale de dirigeants traditionnels jouissant d'une influence qui se situe en marge de la sphère politique moderne tout en conservant à la différence de celle-ci, une forte dimension religieuse.