A la recherche de la régulation perdue : quelles règles du jeu pour l'après-Cancun ?
Après les échecs de Seattle et de Cancun, le cycle de négociations engagé à Doha est condamné à repartir si l’Organisation mondiale du commerce (OMC) veut conforter sa vocation à devenir l’organisation de « toute » la mondialisation.
Mais sur quelles bases? Les partisans d’un cycle large, incluant produits culturels et normes sociales et environnementales, se heurtent à ceux d’un cycle du développement qui prendrait en compte les intérêts des pays du Sud, ainsi qu’aux opinions publiques et aux altermondialistes, eux aussi méfiants à l’égard d’un cycle englobant toutes les dimensions de la vie économique et sociale. Mais, pour que le cycle de Doha ne se limite pas au seul sujet de l’accès au marché, réclamé par le Sud, il serait nécessaire qu’une architecture cohérente et globale soit, au minimum, repensée, en particulier par les États-Unis et l’Union européenne, aujourd’hui en première ligne.
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État islamique : l’autre menace
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Les causes de la crise économique et financière qui a touché la zone euro en 2008-2009 ont été mal analysées. En conséquence, les remèdes adoptés se sont révélés contre-productifs. Les déficits publics se sont creusés et les divergences entre pays du sud et du nord de l’Europe se sont accentuées. Pour relancer la croissance de manière durable dans l’Union européenne, une plus grande solidarité entre États membres s’impose et une stratégie d’investissements publics doit être élaborée.